List of 10 (part II)

Publié le par Matthias

Suite et fin de cet article bilan avec quatre catégories supplémentaires... et quelques autres chansons.

Stuck on a Puzzle - Alex Turner

Je ne savais pas qu'Alex Turner, le chanteur des Arctic Monkeys (groupe que j'aime beaucoup), avait écrit quelques chansons en solo, pour un film assez original qui s'appelle Submarine. Je ne sais plus trop comment je suis tombé dessus la première fois mais je me rappelle à quel moment c'était : vers fin novembre-début décembre, alors que je commençais à adorer Melbourne et ma vie là bas, et où j'ai aussi commencé à me poser beaucoup de questions sur mon futur. C'est à cette période pour la première fois que j'ai vraiment remis en question mon idée de "parenthèse" d'un an avant de revenir à ma vie normale, mais à ce moment là je ne savais pas encore trop comment j'allais m'y prendre... D'où cette chanson et son titre évocateur, d'une certaine manière...

10 découvertes que j'ai faites cette année :

-les koalas sont encore plus mignons en vrai qu'en imagination... Je n'oublierai jamais cette balade sur Magnetic Island où pour la première fois j'ai rencontré ces boules de poil, pas toujours très actives (oui, ils aiment bien dormir), mais tellement ravissants quand ils se déplacent, comme ce petit aux acrobaties pas encore totalement contrôlées ou plus tard un autre qui fixait tour à tour chaque personne autour de lui dans les yeux avec un immense regard curieux...

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-la conduite à gauche : c'est la première découverte que j'ai faite en Australie, dès mon premier jour... et je n'étais pas forcément totalement rassuré au moment de me lancer depuis l'aéroport de la Gold Coast au volant de ma voiture de loc. Mais finalement on s'habitue très vite, à part quelques confusions qui elles sont dures à éliminer complètement : les clignotants et essuie-glaces, inversés par rapport à chez nous notamment. Et puis parfois on ouvre la portière avant gauche pour se mettre au volant... avant de se rappeler qu'il est en fait à droite...

-la série "Master of None" : en étant en voyage, avec une connexion internet loin d'être toujours de qualité (quand on a la chance d'en avoir une), c'est dur de se plonger dans de nouvelles séries ; déjà que ce n'est pas évident de continuer à suivre celles qu'on avait commencées à regarder avant de partir... Il m'a fallu plusieurs semaines avant d'enfin pouvoir voir le dernier épisode de Game of Thrones sorti juste après mon départ ! Dans ces conditions, mes dernières semaines à Melbourne dans des appartements avec wifi correct ET abonnement Netflix ont été l'occasion de me rattraper un peu. C'est Jodie qui m'a fait découvrir cette série : elle avait déjà vu la saison 1 donc on a attaqué la saison 2 directement... et j'ai adoré au point de regarder la saison 1 ensuite. Le personnage principal est indien (d'Inde, je précise au cas où...), vit à New-York et la série raconte son quotidien, sa relation avec ses amis, sa famille, les rencontres, la place de la religion, etc... Pas des thèmes extrêmement originaux, mais la réalisation elle l'est et est aussi particulièrement soignée, le ton est drôle et émouvant à la fois, l'écriture est intelligente et les personnages attachants. Bref une super série qui vaut le coup d'oeil !

-la vegemite : c'est une sorte de pâte à tartiner genre nutella dont les australiens raffolent (ils en prennent au petit déjeuner ou au lunch et sont tellement fans que lors des JO de Rio l'an passé les athlètes avaient leur propre stock au village olympique)... sauf que c'est dégueulasse. Ca a un goût indéfinissable, extrêmement salé même en en étalant une très fine couche sur sa tranche de pain : malheur à celui qui en tartinerait aussi allégrement que de la confiture ! Bref pour aimer je pense qu'il faut être australien et avoir été bercé dedans depuis sa naissance...

-Julia Jacklin : j'ai fait relativement peu de découvertes musicales cette année (pour la même raison que je n'ai pas pu regarder de séries), mais il y a une artiste que j'ai commencée à suivre, qui s'appelle Julia Jacklin et qui vient des Blue Mountains près de Sydney. Elle a commencé à vraiment percer peu de temps après que j'arrive en Australie et je suis tombé un peu par hasard sur plusieurs de ses morceaux que j'ai tous bien aimés alors j'ai écouté de plus près son premier album que j'ai trouvé très réussi. Elle passait par Melbourne juste après que j'y sois revenu mais ses 2 concerts étaient déjà sold out, preuve que je ne suis pas le seul à l'apprécier... En prime un petit lien, que j'ai hésité même à mettre dans la catégorie des 10 chansons marquantes de ce voyage... Ca en fera une 11ème du coup !

-le footy ou foot australien : avant mon arrivée à Melbourne, je ne connaissais ce sport que de nom, sans connaitre les règles mais en sachant juste que les australiens en étaient fous (surtout dans le Victoria pour être précis). Et puis je suis arrivé le week-end même de la grande finale (avec jour férié à Melbourne pour marquer le coup) qui reste jusqu'à présent le seul match que j'aie regardé... et vraiment apprécié ! C'était très spectaculaire et le suspens était au rendez-vous, une vraie découverte sympa. Au passage, quand on sait que les 3 sports de loin les plus populaires en Australie (footy, rugby et cricket) ne sont pas des sports olympiques et qu'il n'y a que 23 millions d'australiens, c'est quand même très impressionnant de voir qu'ils obtiennent environ le même nombre de médailles que nous français à chaque JO...

-le goût du café : devenir barista sans aimer le café, c'était assez ironique... Je me rappelle encore de mon premier jour, j'avais du en goûter quelques uns pour voir si la machine était bien réglée, et vu que je n'en avais absolument pas l'habitude j'ai eu ensuite les mains qui tremblaient pendant tout l'après-midi... Et puis à force d'en faire, j'ai commencé à en tester de plus en plus, sous différentes formes : latte, cappuccino, différents laits... et j'ai fini par commencer à vraiment aimer ça. Avec une préférence un peu spéciale : mon favori est le latte avec lait de soja : je trouve le goût meilleur qu'avec du lait normal (ou qu'avec du lait aux amandes, que je n'aime carrément pas). Pour la première fois, j'ai commandé un café moi même à Melbourne lors du week-end de Pâques, et j'ai remis ça à plusieurs reprises depuis... Comme quoi, travailler à Ladurée mène vraiment à tout !

List of 10 (part II)
List of 10 (part II)

-toujours dans le domaine culinaire, les nouvelles saveurs végétariennes et vegan de mes dernières semaines à Melbourne : j'ai déjà écrit tout un article là-dessus donc je ne vais trop y revenir, mais encore maintenant 2 mois après mes habitudes alimentaires sont restées un peu différentes et j'ai encore en mémoire cet excellent dîner vegan au restaurant Transformer, un vrai délice...

-le film (500) Days of Summer : je l'ai regardé pour la première fois en janvier un jour où je n'avais rien envie de faire dans ma chambre à Melbourne et j'ai beaucoup aimé. Je l'ai encore revu une seconde fois quelques mois plus tard alors que j'étais revenu à Melbourne après mon farmwork, cette fois même en m'identifiant pas mal à l'histoire et au personnage principal... C'est vraiment devenu un de mes films préférés, et la bande son est aussi très bonne. A voir si vous ne connaissez pas encore...

-la vie en auberge de jeunesse : avant de venir en Australie, je crois que j'avais passé en tout 4 nuits en auberge de jeunesse ; 2 soirs avec Aurélien à Turin il y a très longtemps, une fois à Dublin et une fois à Zurich. Autant dire que je n'avais pas beaucoup d'expérience dans ce domaine... En Australie j'ai séjourné dans une quinzaine ou vingtaine d'établissements, je n'ai pas le compte exact, avec toutes sortes d'expériences : parfois négatives, avec des dortoirs bondés et bruyants, une propreté plus que passable, une souris dans ma chambre un soir à Mebourne, et souvent positives avec bien sur énormément de rencontres, beaucoup de soirées, des jeux (quizz, bingo, bier pong...). J'ai eu mon lot de ronfleurs (ma hantise désormais en arrivant dans un dortoir est de voir que le lit voisin est occupé par quelqu'un disons en surpoids... et oui quasi systématiquement les gros ronflent très fort ! Mais ils ne sont pas les seuls) et même une fois à Sydney un couple qui faisait son affaire dans le lit d'à côté, pas vraiment très agréable au milieu de la nuit... Bref, dormir en auberge de jeunesse c'est une vraie aventure en soit !

Up & Up - Coldplay

Cette chanson était déjà d'une certaine manière reliée à l'Australie avant même que j'y arrive ; ce fameux soir où j'ai fait ma demande de visa acceptée en moins de 5 minutes et où mon projet s'est matérialisé pour la première fois, elle faisait partie des titres que j'écoutais. Et puis j'ai vu Coldplay en live à Melbourne pour un show que j'ai trouvé exceptionnel (cette chanson était la dernière du set), j'ai reçu l'album en cadeau de Noël par une de mes collègues de Ladurée (on avait fait un "Secret Santa", chacun avait pioché le nom d'une autre personne et devait lui faire une surprise) ; une autre fois, alors que je revenais de Shepparton passer un week-end à Melbourne au milieu de mon farmwork, c'est ce titre qui passait dans mon van au moment où depuis une colline j'apercevais pour la première fois au loin les buildings du CBD... Ca fait beaucoup pour une seule chanson !

10 moment inoubliables :

-cette fameuse première soirée à Byron Bay, dont j'ai déjà parlé en long et en large... Tout ou presque était parfait ce soir là, et c'était le départ idéal pour cette année exceptionnelle.

-mes days off au milieu de mes 2 semaines de picking de fraises : ramasser ces saletés de fraises est sans doute le plus mauvais souvenir que j'ai de l'Australie. C'était dur, fatigant, je me suis cassé le dos sans gagner d'argent et en étant traité sans beaucoup de respect par les gens de la ferme où je travaillais... Qui plus est, à part un couple je n'avais pas vraiment d'affinité avec les nombreux autres français du camping où je séjournais. Et tout ça pour rien au final : mes 3 mois de picking de poires et de pommes sont suffisants par eux mêmes pour mon second visa... Mais je ne regrette pas cette expérience qui fait relativiser pas mal de choses, et qui m'a permis d'apprécier d'autant plus intensément mes quelques jours off ; rien d'exceptionnel dans ces journées, des balades en bord de mer, un beau coucher de soleil, du calme et du repos. J'ai vécu des moments bien plus intenses mais je garde un souvenir assez fort de ces instants sans trop pouvoir vraiment expliquer pourquoi...

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-la journée à la "figure 8 pool", près de Sydney : souvenir d'un jour parfait. Météo sublime, ensoleillé et chaud, très belle balade le long de la côte avec une vue magnifique pour arriver à un site naturel exceptionnel, le tout en compagnie de Rosie, une de mes meilleures amies d'Australie. Cerise sur le gâteau : la visite de quelques dauphins tout près de la côte pendant l'après-midi... Et puis le soir à notre retour à Sydney, un feu d'artifice pour terminer cette journée en beauté. Que rêver de mieux ?

-le soir d'Halloween à Melbourne : j'avais emménagé dans ma maison à Windsor quelques jours plus tôt, je commençais à faire connaissance petit à petit avec mes colocs mais je n'avais aucun projet pour cette soirée. Les 2 canadiennes Steph et Leanne allaient chez une de leurs amies qui avait invité pas mal de monde chez elle, et le couple américain Hillary et Trevor les rejoignaient là bas un peu plus tard. Avant de partir ils m'ont demandé ce que je faisais ; lorsque je leur ai dit que je n'avais rien de prévu ils m'ont tout de suite proposé de venir avec eux. Aussitôt dit aussitôt fait : je suis vite allé acheter un masque à 2$ (le déguisement le plus cheap possible... mais avec le pull à capuche que j'avais en même temps ça n'a finalement pas si mal marché) et je les ai suivis. C'est la première fois que je sortais avec mes colocs, et ça a été le début d'une série de fêtes tous ensembles chaque week-end : moment fondateur de ma vie sur Chapel street.

-Noël : dans les semaines précédentes j'ai eu pour la première fois quelques coups de blues où mon chez-moi, ma famille et mes amis me manquaient ; jamais je n'avais passé Noël sans mes parents auparavant. Et puis grâce à ma coloc Tich qui a presque tout organisé à elle toute seule (je l'ai un peu aidée mais c'est elle qui a eu toutes les idées) on a tous passé une soirée inoubliable. Jeux, nourriture, boissons, amis, ambiance, tout était réuni. Ce Noël que je redoutais un peu restera un souvenir inoubliable... malheureusement un peu terni lorsque j'ai appris le lendemain que mon grand-père s'était éteint pendant la nuit, à l'autre bout du monde.

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-Nouvel-an : après ce Noël fou avec près de 20 personnes à la maison, on a fêté nouvel an en comité bien plus restreint. Un petit groupe de 5 pour se faire un bon repas, avant d'aller au bord de la Yarra River face à Federation Square où j'ai retrouvé 3 de mes collègues de Ladurée. C'est de là qu'on a assisté à un sublime feu d'artifice, tiré depuis une dizaine de buildings à la fois ; l'impression d'être en plein milieu et d'avoir des fusées qui partaient de tous les côtés. Je me rappelle avoir regardé ce spectacle avec un grand sourire idiot sur mon visage... Grandiose !

-ma soirée de départ de Melbourne, juste avant d'aller travailler en ferme à Mooroopna. Je ne savais pas encore que j'allais revenir vivre à Melbourne donc j'ai voulu faire une grande fête avec tous mes amis que peut-être je ne reverrais jamais. Et tous sont venus... Mes colocs, mes collègues, mon manager, les amis que j'avais rencontrés auparavant... Ca m'a fait extrêmement chaud au coeur de voir tous ces gens autour de moi pour cette très belle dernière soirée, même si du coup quitter Melbourne s'est révélé encore plus dur après ça...

-le week-end de Pâques... toujours à Melbourne. A peu près à mi-chemin de mon farmwork, 3 jours inoubliables. On avait fait le trajet depuis Mooroopna avec Jodie, ne voulant pas rester à ne rien faire au camping pendant tout le week-end. C'est là que pour la première fois de ma vie j'ai commandé un café, avant de lui faire découvrir tous mes endroits favoris de Melbourne : les bars cachés de Chapel street, Bird Watching Society, Jungle Boy et ses excellents cocktails, Father's Office dans le CBD, et une soirée au Lucky Coq le lendemain. C'était génial en un week-end de retourner avec elle dans tous ces endroits que j'adore... et qui me manquent terriblement ! Je suis aussi repassé par Ladurée voir mes anciens collègues, croisé mon coach, passé un bout de soirée avec mon ex coloc Marine et revu Thomas, un des mecs les plus sympas que j'aie rencontrés en Australie plusieurs mois auparavant. En bref, le meilleur week-end de mon année, de loin.

-j'ai plusieurs fois profité du ciel australien exceptionnel pour me perdre dans la contemplation des millions d'étoiles au-dessus de ma tête... sans oublier de les prendre en photo. Que ce soit dans le jardin de Viv & Craig à Murwillumbah, sur la plage de Mission Beach ou à l'entrée de la ferme Mars à Mooroopna, le spectacle était chaque fois magnifique... mais n'arrivait pas à la cheville du ciel que j'ai pu contempler au milieu de nulle part dans le désert, lors de ce tour à Uluru et dans le "Red Center". Dormir à la belle étoile sous cette voie lactée si brillante reste un des moments les plus forts de mon année. Je me souviens m'être réveillé au milieu de la nuit, et de ne plus avoir pu me rendormir avant un certain temps, tellement j'étais fasciné par ce ciel... Une vision que je ne suis pas prêt de retrouver.

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-mon ultime soirée à Darwin, que j'ai choisi de passer de la même manière que ma toute première soirée à Byron Bay : seul sur la plage, face à la mer, à admirer le coucher de soleil. J'ai eu au téléphone 2 de mes meilleures amies Maya et Marine, pour partager avec elles ces ultimes moments, avec en mémoire une quantité de souvenirs phénoménale. Au moment de quitter la plage et laisser derrière moi les couleurs du ciel, j'avais réellement les larmes aux yeux de m'en aller... Mais si cette soirée était la dernière de cette année en Australie, elle en appelle encore beaucoup d'autres : ce n'est pas la fin, c'est le début...

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The Wanderer - U2 & Johnny Cash

Souvenir de ce week-end de Pâques que j'ai décrit un peu plus tôt... Le dimanche, après un brunch sur Chapel street, Jodie et moi sommes passés par un "op shop", un de ces magasins très bon marché type Armée du Salut. Soudain alors qu'on se baladait entre les rangées de vêtements, cette chanson est passée sur la sono du magasin. Je ne l'avais pas entendue depuis très longtemps et quasiment oubliée, mais désormais chaque fois que je l'écoute elle me remet en mémoire cet excellent week-end...

10 rencontres exceptionnelles : c'est la catégorie la plus importante pour moi, parce que toutes ces personnes ont contribué à leur manière à rendre mon année exceptionnelle. C'était très dur de se limiter uniquement à 10 (et encore j'ai un peu triché), et j'espère très sincèrement rester en contact avec le plus possible de personnes de cette liste et en revoir le maximum à l'avenir...

-Viv & Craig : une de mes toutes premières rencontres. A mon arrivée, après 2 jours à Byron Bay j'avais pris une chambre en airbnb pour 2 nuits chez eux à Murwillumbah, petite ville pas très loin de la côte. Leur accueil a été extrêmement chaleureux : au même moment ils avaient un couple d'amis de Sydney qui séjournait chez eux, mais le premier soir ils m'ont quand même invité à venir manger avec eux. Rebelote le lendemain alors qu'ils avaient un repas de famille avec un de leurs fils et sa compagne... Ils m'ont aussi donné pas mal de conseils très utiles sur les choses à faire autour de chez eux (grimper au sommet du Mt Warning et aller voir les vers luisants dans un tunnel ferroviaire abandonné notamment). Enfin, ils prévoyaient un voyage en Bretagne quelques mois plus tard, dans des coins que je ne connaissais pas très bien, mais je les ai mis en contact avec ma mère : ils ont sympathisé et se sont même rencontrés là bas ! Si je repasse dans la région un jour j'irai certainement les saluer !

 

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-Rosie : on s'est rencontrés sur Fraser Island, à la fin du mois d'août, en faisant partie du même tour organisé pour visiter cette île. Elle voyageait à ce moment là avec sa soeur Molly, toutes les 2 des environs de Manchester. A la fin des 3 jours là bas on a passé une journée à Noosa avec 2 autres personnes de notre groupe, et puis comme on allait dans la même direction ensuite (elles vers Sydney, moi vers mon picking de fraises) on a campé ensemble le soir. 2 semaines plus tard, après avoir abandonné les fraises, je l'ai retrouvée lors de mon premier soir à Sydney avec Giuseppe, un italien qui était aussi avec nous sur Fraser Island ; on s'est encore revus à la fin de la semaine pour cette journée à la "figure 8 pool" dont j'ai déjà parlé. On s'est de nouveau retrouvés un peu plus tard à Melbourne où je lui ai prêté mon van pour qu'elle puisse visiter la Great Ocean Road avec son copain. Ca aurait pu s'arrêter là... sauf qu'elle est venue faire ses 3 mois de farmwork dans une ferme à peine à 5 minutes de route de mon camping ! Du coup on s'est encore revus plusieurs fois durant ces 3 mois, jusqu'à un dernier bref au revoir à la gare de Melbourne alors qu'elle prenait le train pour Sydney ; c'était au mois de mai, 9 mois après qu'on se soit rencontrés ce qui fait d'elle la personne avec qui il s'est passé le plus de temps entre la première et la dernière fois qu'on se soit vus en Australie. Si tout va bien on se retrouvera en Nouvelle-Zélande dans quelques mois...

-Thomas et Stefan (ou plutôt Tom & Stouf) : deux amis français que j'ai rencontrés à l'auberge United Backpackers lors de mes premiers jours à Melbourne. Je crois bien que c'est avec eux que j'ai le plus ri lors de toute cette année... On a passé quelques soirées ensemble à l'auberge, inventé des jeux débiles (le "pierre-paul-ciseaux", variante à plusieurs du pierre-feuilles-ciseaux), jusqu'à une ultime mémorable soirée à St Kilda (lors de laquelle j'ai rencontré Maya - la photo ci-dessous date de cette soirée, avec Quentin un autre de leurs amis avec qui je suis resté en contact, et deux totales inconnues venues squatter notre selfie). Après ça ils ont préféré remonter vers le nord chercher la chaleur... et leurs chemins se sont vite séparés : Stouf a choisi de rester à Brisbane un moment pour travailler, avant de voyager sur la côte est puis de rentrer en France ; quand à Tom il est parti explorer la Tasmanie, a fait une rencontre là bas et aux dernières nouvelles il y est toujours... J'ai quand même pu les revoir tous les deux, Tom lors du week-end de Pâques à Melbourne et Stouf... à Paris, puisque c'est lui qui m'a accueilli un soir à mon retour. Plutôt sympa que le premier visage connu que je retrouve en Europe soit celui d'un de mes meilleurs amis d'Australie...

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-Maya : si j'avais écrit cet article avant mon farmwork, elle n'aurait sans doute pas fait partie de cette liste. On était bons amis depuis qu'on s'était rencontrés par l'intermédiaire de Tom & Stouf qu'elle connaissait depuis la France, on s'était revus 2-3 fois après cette première soirée à St Kilda, mais lorsque je suis parti de Melbourne je ne pensais pas qu'on allait devenir aussi proches. Et pourtant : quelques semaines plus tard, après que j'aie publié une photo de mon travail en ferme sur facebook, elle m'a envoyé un message pour me demander où j'étais car elle voulait elle aussi commencer son farmwork... et c'est comme ça qu'elle a débarqué à Mooroopna. Pendant plusieurs semaines on a vécu dans la même minuscule cabine, travaillé ensemble à de nombreuses reprises et on s'est racontés toute notre vie. Quand je suis rentré à Melbourne à la fin de mes 3 mois elle est partie dans le Queensland pour finir les jours qui lui manquaient ; on est bien sûr restés en contact depuis et je suis certain qu'on se reverra un jour. Au passage elle tient elle aussi un excellent blog qui vaut la peine d'être lu !

-toute l'équipe Ladurée : j'ai travaillé en leur compagnie de novembre à février puis encore quelques semaine en mai, et jamais de toute ma vie je n'ai travaillé dans une ambiance aussi géniale. Tout le monde était adorable, sans doute pour beaucoup grâce à l'attitude ultra positive du manager Rob qui était toujours le premier à nous encourager et nous féliciter pour la qualité de notre travail. Récemment il a vu sur facebook ou instagram que j'étais de passage en Grande-Bretagne et m'a spontanément envoyé un message pour me dire que si j'allais à Manchester il pouvait me donner des bons plans... Mais tout le reste de l'équipe était au même niveau : je ne peux pas citer tout le monde, mais je veux quand même mentionner les françaises Marina, Anne-Charlotte et Lucile avec qui on s'est brièvement tous retrouvés en ferme à Mooroopna ; Bérengère qui à mon retour à Melbourne m'a aidé à trouver une chambre chez son ami Alexis ; Tiff artiste de grand talent avec son groupe électro Serein ; Steph qui m'a fait découvrir deux de mes endroits favoris sur Chapel street (Jungle Boy et Bird Watching Society) ; et tous les autres que je n'oublierai jamais et dont la carte qu'ils m'ont offert à mon départ définitif a failli m'arracher quelques larmes d'émotion. Merci !

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-Norm : mon entraineur un peu fou mais qui m'appréciait beaucoup et dont les méthodes ont parfaitement marché avec moi. Depuis des années (depuis toujours ?) l'athlétisme est une des choses les plus essentielles dans ma vie et si j'arrive à m'entrainer correctement et éviter les blessures, ça a un impact très positif sur mon moral. Sauf que depuis plusieurs années j'ai justement enchainé ces blessures, au point de quasiment abandonner, en tout cas de renoncer définitivement à mon épreuve de prédilection, le 110m haies, trop éprouvant pour mes muscles trop fragiles. Définitivement ? Oui, avant de rencontrer Norm... En l'espace de quelques semaines, avec sa méthode si particulière, il a transformé ma manière de courir pour me rendre plus aérien, plus léger et me faire goûter à nouveau à des sensations que je pensais perdues à jamais. Au point de recommencer à passer des haies, et d'avoir même l'impression d'être plus rapide que jamais... Aujourd'hui j'ai le sentiment d'être redevenu un "vrai" athlète, et même si je n'ai pas pu beaucoup m'entrainer ces derniers temps, j'espère toujours pouvoir prochainement prendre le départ d'une course et effacer l'échec de ce 110m haies avorté de janvier dernier ! Pour tout ça, je dis un immense merci à Norm.

-Tich : lorsque j'ai emménagé dans ma coloc à Windsor je me suis très vite entendu avec les 2 canadiennes Leanne et Steph, avec le couple américain Trevor et Hillary ou encore avec Ruben l'autre français ; mais il m'a fallu beaucoup plus longtemps pour rencontrer Tich. Au départ nos horaires de travail étaient très différents : je bossais majoritairement la journée, elle travaillait énormément et surtout le soir du coup on ne se voyait jamais. Et puis peu avant Noël elle a quitté un de ses jobs et on a commencé à se croiser un peu plus souvent et à devenir amis. J'en ai déjà parlé mais c'est principalement elle qui a organisé la soirée de Noël pour nous tous (et quelle soirée !). Dans les jours suivants on a passé beaucoup plus de temps ensemble, avec d'autres colocs Ruben, Saeleum, Daan et une de ses amies Annie, et c'est toujours avec elle et quelques autres que j'ai célébré nouvel an. On a aussi eu plusieurs longues discussions à propos de tous les sujets possibles, dont une après être montés sur le toit depuis la cour arrière de la maison (pas vraiment autorisé... oups !). Finalement quand elle a quitté la maison c'est à elle que j'ai donné le cahier de Robin dans lequel j'avais écrit ma propre histoire de voyage. On ne s'est jamais revus depuis mais on s'écrit régulièrement et je n'ai aucun doute que ça finira par arriver un jour...

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-Marine : quand Tich est partie, c'est elle qui l'a remplacée et a repris son lit dans la maison.  Elle avait déjà vécu là il y a quelques mois, était rentrée en France et puis finalement l'Australie lui manquait tellement qu'elle a pris un visa étudiant pour pouvoir revenir. On a très vite sympathisé et enchainé les soirées sur Chapel street. Après que je sois parti pour mon farmwork, on a continué à se revoir régulièrement, à chaque fois que je rentrais le week-end. Depuis que j'ai quitté Melbourne pour de bon on s'appelle de temps en temps et on se raconte tout. C'est vraiment ma meilleure amie en Australie et c'est sûr qu'on se reverra, là bas ou ailleurs.

-Maikel : je l'ai rencontré lorsque j'ai commencé à travailler dans la ferme Mars, lors de mes trois mois de picking de poires et de pommes. Il avait eu la chance d'être promu superviseur et son boulot consistait à contrôler la qualité de nos fruits et nous amener de l'eau si besoin... le tout en s'arrêtant discuter quelques minutes à chaque fois. A ce moment là je dormais dans mon van mais peu de temps après les températures ont commencé à bien descendre du coup j'ai emménagé en cabine, avec lui. Pendant quelques temps on a été juste tous les deux dans une cabine prévue pour 4 personnes ce qui était idéal. J'ai pu découvrir à quel point il était  sympa et toujours positif, avec ses 2 expressions favorites : "peeeeerfect" en insistant sur la première syllabe lorsque tout allait bien, et "what can we do ?" si quelque chose ne se passait pas comme prévu. On s'est retrouvés quelques jours à Melbourne après qu'on ait fini notre farmwork, et là encore je n'ai aucun doute qu'on finira par se revoir à nouveau un jour...

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-Jodie : la première fois qu'on s'est rencontrés j'étais à prendre le soleil au bord de la piscine du camping de Mooroopna ; elle venait d'arriver mais n'avait pas de véhicule, du coup Celeste la dame qui nous plaçait dans les différentes fermes l'a envoyé vers moi. On a travaillé ensemble quelques jours, on a sympathisé et on a progressivement commencé à passer un peu plus de temps ensemble, en allant boire d'excellents smoothies au café Nourish à Shepparton, en contemplant les étoiles un soir ou encore en se promenant dans la boue au bord d'un lac quelques kilomètres plus loin. Et puis il y a eu cet excellent week-end de Pâques à Melbourne, et plus tard lorsqu'on a fini notre farmwork la même semaine encore quelques jours là bas avant qu'elle ne quitte pour de bon l'Australie. Ca restera la rencontre la plus marquante de mon année, elle m'a beaucoup inspiré notamment par ses projets de blog ou son compte instagram qui m'ont fait me lancer à mon tour et m'ont donné pas mal d'idées pour l'avenir. Et puis elle a aussi influencé pas mal mes habitudes alimentaires en étant vegan ; grâce à elle j'ai commencé à ajouter de plus en plus de légumes dans mon alimentation. Il était temps... On s'est déjà revus, il y a quelques jours à Cambridge pour une après-midi très sympa. Elle compte revenir à Melbourne un jour alors si on reste en contact d'ici là, on se retrouvera là bas, peut-être...

Fire On The Mountain - Asa

Lors de mes journées passées à ramasser des pommes, pour passer le temps j'écoutais des podcasts de vieilles émissions de radio que je suivais il y a une dizaine d'années. Dans la playlist musicale de l'époque, cette chanson que j'aimais bien mais que j'avais complètement oubliée revenait à chaque émission, et comme j'en écoutais 2 ou 3 par jour de picking je l'entendais donc très souvent. Lors de mes derniers jours, il faisait beau, j'étais proche de la fin, j'étais heureux, j'avais hâte de revenir à Melbourne et le rythme joyeux et entrainant de cette chanson (à l'opposé des paroles bien sombres) me donnait presque envie de danser au milieu des pommiers. Souvenir de ces jours heureux...

10 photos : peut-être bien la catégorie la plus compliquée à choisir au vu du nombre de photos que j'ai prises en un an !

-lever de soleil sur le phare de Byron Bay (New South Wales)

List of 10 (part II)

-Whitehaven Beach vue du ciel, Whitsunday Islands (Queensland)

List of 10 (part II)

-kangourou sur la plage au lever du soleil, Cape Hillsborough (Queensland)

List of 10 (part II)

-surfeurs sur la plage de Manly en fin d'après-midi, Sydney (New South Wales)

List of 10 (part II)

-ferry passant devant l'opéra de Sydney (New South Wales)

List of 10 (part II)

-étendue en apparence infinie des Blue Mountains (New South Wales)

List of 10 (part II)

-Gibson Steps, Great Ocean Road (Victoria)

List of 10 (part II)

-street art dans ACDC Lane, Melbourne (Victoria)

List of 10 (part II)

-lever du soleil sur Uluru (Northern Territory)

List of 10 (part II)

-la voie lactée au-dessus de notre campement au milieu du désert (Northern Territory)

List of 10 (part II)

Daydreaming - Radiohead

Dernière chanson de cette liste... Je ne sais pas trop pourquoi, j'ai commencé à l'écouter en boucle lors de mes dernières semaines à Melbourne. Je la connaissais pourtant depuis un moment et je l'aimais déjà beaucoup, c'est ma préférée du dernier album de Radiohead, mais là elle est devenue vraiment spéciale désormais. C'est cette chanson que j'écoutais dans le bus qui m'amenait à l'aéroport, au moment de quitter Melbourne pour de bon, alors que je posais pour la dernière fois les yeux sur les buildings de cette ville que j'adore, avec la lumière du lever du soleil...

C'est ainsi que s'achève cette seconde partie de mon bilan de l'année, mais pas encore ce blog ; j'aimerais écrire un ou deux derniers articles dans les prochains jours avant de passer définitivement à autre chose...

List of 10 (part I)

Publié le par Matthias

Au moment de revenir sur cette année en Australie, j'ai choisi de faire un bilan sous forme de listes ; 9 catégories, 10 réponses pour chaque, et 2 (longs) articles : voici le premier. Précision : parmi ces catégories il y a les 10 chansons les plus marquantes de cette année, et j'ai trouvé plus pratique d'en lister 5 par article, en les mettant à intervalles réguliers pour vous permettre de les écouter pendant votre lecture si le coeur vous en dit... Seconde précision : il n'y a pas d'ordre de 1 à 10, le classement est fait au hasard ou bien chronologiquement.

C'est parti...

Follow The Sun - Xavier Rudd

C'est un peu cliché de commencer par cette chanson... mais pour moi comme pour beaucoup d'autres backpackers elle est liée à l'Australie, et pas seulement parce que le chanteur lui-même est australien. La première fois que je l'ai entendue j'étais en camping pas très loin de Cairns : nos voisins (français) écoutaient de la musique vraiment dégueulasse, au bout d'un moment on leur a demandé s'ils n'avaient pas quelque chose de plus mélodique ; et ils ont mis cette chanson. Je l'ai réentendue très souvent par la suite un peu partout sur la côte est.

10 objets qui m'ont accompagné durant cette année :

-mon van : je l'ai acheté début juillet à Cairns, à peine 2 semaines après avoir mis le pied en Australie, et revendu mi juin à Melbourne, tout juste 2 semaines avant de quitter le pays. Autant dire qu'il aura été un compagnon fidèle pendant la quasi totalité de mon aventure... Avec lui j'ai conduit pratiquement 20 000km, dormi dans des endroits incroyables, parfois complètement seul et parcouru des routes fabuleuses... Je garde des souvenirs intenses des moments de bonheur qui lui sont reliés directement. C'est avec beaucoup de tristesse que je l'ai revendu à un garagiste uniquement intéressé par les pièces détachées... mais à un très bon prix considérant l'état de fatigue avancé du véhicule. Heureusement j'aurais évité de bout en bout les gros problèmes et il ne m'aura pas coûté grand chose en entretien. C'est avec une certaine forme de fierté que je me dis également que je resterai éternellement son ultime conducteur : personne après moi n'imprimera la marque de ses fesses sur le siège conducteur ni ne dormira sur ce matelas. Au fait son petit nom : la charrette du coyote... Une "private joke" que seulement 2 personnes peuvent comprendre, mais ça lui allait plutôt pas mal...

List of 10 (part I)List of 10 (part I)

-les "trays, bins, bags"... : tous les conteneurs possibles et imaginables pour ramasser les fraises, poires et pommes lors de mes deux expériences de farmwork. Les trays, ces caisses plastiques d'environ 2kg pour trier les fraises, les bags, des sacs d'une vingtaine de kg pour ramasser les poires et pommes des arbres et les déverser dans des bins pouvant contenir plus de 400kg de fruits... Pas la meilleure partie de mon séjour, mais d'une grande importance malgré tout et ces objets ont été mon quotidien et le centre de la plupart de mes discussions pendant plusieurs semaines.

-mon appareil photo : parce que je suis fier de certaines photos prises tout au long de ce voyage, et que j'ai pas mal progressé en photographie en un an, jusqu'à l'achat récent d'un nouvel objectif pour agrandir ma "palette". Mais j'ai encore beaucoup à apprendre avant d'en faire plus qu'un simple loisir...

-un cahier sur lequel j'ai écrit le nom de toutes les personnes que j'ai rencontrées en Australie : toutes ces rencontres n'ont pas eu le même impact mais grâce à ce cahier je me rappelle de tous les prénoms, et à chacun d'entre eux je peux associer une histoire ou un souvenir... J'aimerais revoir le plus possible de tous ces gens à l'avenir, et au moment d'écrire ces lignes j'en ai déjà retrouvé 2 et pas des moindres.

-les cookies "ultimate chocolate" du supermarché Coles et la bière "Little Creatures" : j'ai découvert (et aussitôt adoré) cette bière à Mission Beach, et c'est très vite devenu ma bière australienne favorite. J'en ai acheté plus ou moins régulièrement, et un soir alors que je venais de débuter mes 2 semaines de picking de fraises j'ai acheté en même temps une boîte de 6 cookies "ultimate chocolate" : un délice ! L'association des deux est devenu mon rituel d'après journée de travail en ferme ; pas tous les soirs non plus mais suffisamment souvent pour me redonner de l'énergie lorsque j'étais épuisé par un dur labeur.

-les chaussures à pointe que mon coach Norm m'a offertes : elles étaient vieilles et décrépies mais elles étaient aussi le symbole de ces semaines à m'entrainer avec lui et redevenir progressivement un "vrai" athlète. L'athlétisme est une partie très importante de ma vie, et après plusieurs années de blessures successives, retrouver des sensations de vitesse que je pensais perdues à jamais était un plaisir immense. J'ai même pris le départ de mon premier 110m haies depuis plus de 5 ans... mais malheureusement ma course s'est arrêtée dès le premier obstacle après un départ catastrophique. Dommage...

-mon "backpack", mon sac à dos : je ne l'ai finalement que très peu utilisé, un peu au début (le temps de l'égarer puis heureusement de le retrouver lors de mon escale à Bangkok) et un peu à la fin ; entre temps, mes affaires étaient soit dans ma chambre, soit éparpillées dans mon van. Mais c'est lui qui fait de moi un backpacker, et à l'avenir je vais encore beaucoup l'utiliser...

-le goon, ce vin (très) bon marché et (pas très) bon, acheté en cubis de plusieurs litres. Mon préféré : le cubi de 4 litres de blanc à 9$ d'Aldi (ça fait rêver hein ?), pas si mauvais du tout ! Mais s'il est dans cette liste, ce n'est évidemment pas grâce à son goût mais bien pour tous les souvenirs de soirées avec des amis ou de parfaits inconnus où il était souvent la boisson numéro 1...

-le cahier que mon ami Robin m'a donné juste avant de partir de Suisse : dedans il avait écrit une très belle histoire de voyage, et m'avait demandé d'attendre d'être en Australie pour la lire puis d'écrire ma propre histoire et transmettre le cahier à un autre voyageur. Et ainsi de suite jusqu'à ce que la personne arrivant à la dernière page ne le renvoie à Robin qui avait pris soin de noter son adresse sur la première page... Une idée simple mais excellente. Je n'oublierai jamais le moment où je l'ai ouvert pour la première fois, lors de cette fameuse première soirée à Byron Bay dont j'ai déjà parlé en long et en large. Après avoir écrit mon récit, je l'ai transmis à Tich, une de mes anciennes colocs de Melbourne.

List of 10 (part I)

-enfin pour terminer cette catégorie, la machine à café de Ladurée : jamais je ne me serais imaginé un jour devenir barista et préparer des dizaines de café chaque jour, moi qui n'en buvait jamais... Et pourtant cette machine a constitué mon quotidien pendant plusieurs mois à Melbourne, parmi les meilleurs souvenirs que je garde de cette année. Je me suis même mis à boire du café...

Read My Mind - The Killers

Cette chanson là, je la connaissais et aimais depuis bien longtemps, mais désormais elle est associée à un excellent week-end passé à découvrir Brisbane avec mon amie belge Caroline que j'avais rencontrée quelques jours plus tôt.

10 choses que j'ai réussies cette année et dont je suis fier :

-la première chose dont je suis fier regroupe un peu tout le reste à elle toute seule : cette année à l'autre bout du monde m'a fait énormément grandir. Je ne suis plus du tout le même désormais. J'ai changé ma vision des choses, mes perspectives sont différentes, mes habitudes aussi... J'ai envie de croire que je suis une meilleure (et moins chiante) personne aujourd'hui que je ne l'étais il y a un an...

-trouver un boulot : et pas n'importe quel job ! J'aurais pu tomber plus mal que Ladurée, que ce soit pour le cadre, l'ambiance ou encore la paye... Et tout ça sans la moindre expérience dans le domaine, juste en réussissant à convaincre mon futur manager lors de l'entretien que malgré mon manque de pratique j'étais la personne qu'il lui fallait grâce à mon dynamisme et mes facultés à communiquer. Le tout en anglais... Certainement ce dont je suis le plus fier de toute cette année.

-mon saut en parachute : c'était dans un coin de ma tête depuis le moment où j'ai commencé à préparer mon voyage, mais je n'en avais parlé à personne. J'ai un vertige assez prononcé et je n'étais pas sûr à 100% de me lancer et puis presque par hasard à Cairns j'ai rencontré 2 mecs d'une agence de voyage qui s'apprêtaient à faire le grand saut... et j'y suis allé avec eux. Je peux dire que je l'ai fait, j'en suis fier et j'en garde le souvenir de sensations extraordinaires !

List of 10 (part I)

-finir mon farmwork : parce que ça n'a pas toujours été facile et que je me suis parfois demandé si ça en valait vraiment la peine. Parce que j'ai détesté les 2 semaines passées à ramasser des fraises... et finalement inutiles puisque j'ai effectué la totalité des 3 mois requis à Shepparton. Mais je me suis accroché et maintenant j'ai tout ce qu'il faut pour obtenir mon second visa et revenir en Australie quand j'en aurai envie ; d'ici un an et demi probablement.

-avoir passé une semaine 100% (ok 99%, à quelques bouchées de viande près...) végétarienne, voir vegan par moments... et avoir adoré ça, moi qui mangeait bien trop peu de légumes auparavant, au point d'avoir modifié assez profondément mon régime alimentaire depuis ! Je ne suis pas resté végétarien mais j'ai considérablement réduit la quantité de viandes que je mange. Qui l'aurait cru...

-lorsque je cherchais du travail à Melbourne, j'ai postulé pour faire du "fundraising", de la collecte de fonds dans la rue pour une association (en l'occurrence pour moi le Heart Research Institute, pas vraiment quelque chose qui me passionne mais soit). Je ne m'attendais pas à un job de rêve, mais je n'avais pas beaucoup de pistes à ce moment là alors j'ai tenté ma chance. Pour avoir le job il fallait d'abord passer un entretien collectif, et donc sortir du lot en apparaissant sûr de soi et très ouvert : pas vraiment ma personnalité mais j'y suis arrivé facilement, première satisfaction. Puis on a eu une journée d'entrainement où entre autres on nous a donné à chacun un speech à retenir pour pouvoir le réciter aux gens qu'on arrêterait dans la rue. On avait toute la soirée pour l'apprendre et être au point le lendemain matin mais en rentrant à mon auberge je me suis rendu compte que j'avais oublié mes documents... Du coup en faisait quelques recherches sur l'association pour laquelle je devais travailler je me suis fait mon propre speech, improvisé. J'avais peur de me faire virer le lendemain matin en arrivant mais à l'inverse le fait que j'aie mon texte à moi a plutôt impressionné les gens qui étaient là. 2ème satisfaction... Et puis enfin, lors de mon premier jour, j'ai failli réussir à convaincre deux donneurs, qui devaient entrer leurs coordonnées dans un ipad... sauf qu'en tant que petit nouveau je n'avais pas encore de tablette moi-même et le temps que la "responsable" arrive, les deux fois les personnes s'étaient ravisées. Bref j'aurais probablement pu être bon dans ce boulot... mais j'ai détesté ça et je suis parti au soir du 1er jour. Ca reste malgré tout une fierté d'avoir fait cet essai, d'être clairement sorti de ma zone de confort et de l'avoir fait avec un certain succès !

-un peu dans la même veine que cette anecdote précédente, le fait d'avoir beaucoup plus de facilités à parler avec des inconnus maintenant est une vraie fierté. Je me rappelle encore de mes premiers pas en auberge de jeunesse à Brisbane, où je ne savais pas trop comment me comporter ; rien à voir avec les rencontres que j'ai faites progressivement dans les semaines suivantes !

-je dois avouer que je suis heureux de ce blog aussi... J'espère que vous avez eu du plaisir à le lire. J'ai le sentiment d'avoir pas mal progressé dans mon style d'écriture depuis mes premiers articles très descriptifs... et pas forcément très intéressants ! Ce n'est que le début, j'ai plein d'autres projets d'écriture en cours et notamment un nouveau blog (en anglais !) d'ici quelques semaines...

-en un an en Australie j'ai aussi beaucoup progressé en anglais ; heureusement, après autant de temps là bas... J'ai appris plein de petites expressions insoupçonnées comme ma préférée que j'utilise tout le temps maintenant : "let's play it by ear", "on verra bien comment ça se passe" ! Et puis lors de ma dernière semaine à Ladurée, une cliente m'a demandé d'où je venais et quand je lui ai dit de France, elle m'a répondu "vraiment ? Ca doit faire longtemps que vous êtes en Australie alors, vous avez un accent comme si ça faisait 15 ans que vous viviez ici". Ca fait plaisir à entendre !

-et puis pour conclure, ce voyage m'a complètement fait réviser ma vision du futur : ce qui à la base devait n'être qu'une parenthèse d'un an se révèle être le début de quelque chose de grand. Je suis tombé amoureux de l'Australie, de Melbourne et je n'ai qu'une hâte c'est d'y retourner... mais en même temps je suis aussi tombé amoureux du voyage, et l'année qui s'annonce sera complètement folle : sans compter la France, 11 pays au programme, dont la Grande-Bretagne où je suis en ce moment même. Une fois qu'on a commencé c'est impossible de s'arrêter...

Our Town - Sticky Fingers

Je ne me rappelle plus exactement quand j'ai entendu cette chanson d'un groupe australien pour la première fois ; certainement sur la radio Triple J, quelque part sur la côte est. Mais en tout cas je me rappelle très bien l'avoir beaucoup aimée et écoutée en boucle lors de mes semaines de voyage entre Brisbane et Sydney.

10 endroits marquants :
-Mission Beach : parce que c'est là que j'ai fait mon saut en parachute, mais surtout parce que c'était un endroit paradisiaque. Une immense plage de sable blanc bordée de palmiers et quasiment déserte... à l'exception des sauteurs en parachute qui venaient y atterrir ! Et puis c'est aussi le plus bel endroit dans lequel j'aie campé en Australie, directement en bord de mer... avec le plus sublime lever de soleil de ma vie.

List of 10 (part I)List of 10 (part I)

-South West Rocks : à mi-chemin entre Brisbane et Sydney, un endroit où je ne me serais jamais arrêté si je n'avais pas discuté avec 2 allemandes à Rainbow Beach qui m'ont convaincu d'y aller. Et j'ai bien fait de les écouter... Une petite plage paradisiaque, des dizaines de kangourous, un coucher et un lever de soleil éblouissants... Tout ça absolument seul ! Inoubliable.

-l'opéra de Sydney et le Harbour Bridge : sans doute LE symbole de l'Australie pour moi. Je me rappellerai toujours le moment précis où, tôt le matin, sans le moindre touriste autour de moi, je les ai contemplés pour la première fois.

List of 10 (part I)

-14 Eastbourne street à Windsor : l'adresse de la maison où j'ai vécu en colocation entre octobre 2016 et février 2017. 4 mois inoubliables. C'était la première fois de ma vie que j'habitais en coloc, et j'ai adoré ça. J'y ai rencontré des gens exceptionnels, j'y ai passé des supers moments et j'y ai pris mes petites habitudes : bref, c'était chez moi.

-Chapel street : à deux pas (littéralement) de ma coloc, l'une des rues les plus animées et les plus cools de Melbourne : tellement de souvenirs de soirées au Lucky Coq, au Blue Bar, de cocktails délicieux au Jungle Boy, de l'ambiance alternative du Bird Watching Society, de brunchs au Yellow Bird... Quelle chance j'ai eu de vivre à un endroit aussi génial.

-les bars cachés de Melbourne : une spécialité particulièrement géniale de cette ville. C'est à chaque fois un grand plaisir de découvrir un de ces endroits improbables, insoupçonnés, bien caché au fond d'une ruelle ou derrière la porte de la chambre froide d'une sandwicherie ! Un regret : je n'ai jamais été à cet endroit appelé je crois "Fall from Grace", où pour accéder à la partie cachée du bar il faut savoir quel livre tirer d'une grand bibliothèque. Oui, vraiment comme dans un film ! Mais malheureusement il semblerait que l'endroit ait fermé... à vérifier le jour où je retournerai là bas.

-les quartiers de Melbourne : j'ai déjà parlé en long et en large de Chapel street, mais plein d'autres quartiers, chacun avec leur atmosphère méritent le détour : St Kilda et Acland street, la rue des pâtisseries ; Albert Park, l'endroit des sportifs et la meilleur vue sur la skyline de Melbourne ; South Melbourne, avec la promenade le long de la Yarra River, ses multiples bars et bien sûr le South Melbourne Market ; le CBD, avec ses rooftops, ses ruelles et ses bars ; Fitzroy avec son parc magnifique en automne, son street art et ses restaurants... Tous pris séparément sont formidables... et ils sont tous dans la même ville ! Comment ne pas adorer Melbourne...

List of 10 (part I)List of 10 (part I)

-le Finborough Caravan Park à Mooroopna : de tous les endroits de cette liste, c'est le seul où je n'ai pas vraiment envie de retourner... mais j'y ai passé 3 mois, et malgré la pénibilité du travail et de longues périodes d'ennui j'en garde d'excellents souvenirs grâce aux personnes que j'y ai rencontrées et certains moments que j'y ai passés. J'ajoute aussi à quelques kilomètres de là le café alternatif Nourish, ses délicieux smoothies et son vegan caramel slice...

-Darwin : je m'attendais à un équivalent de Cairns, une ville sans intérêt remplie de backpackers uniquement là pour faire la fête à l'excès ; j'y ai trouvé une très jolie ville, avec une météo parfaite (à ce moment de l'année, c'est pas la même chose au milieu de la saison des pluies...) et avec certes beaucoup de backpackers mais dans une ambiance festive beaucoup plus sympa et qui me ressemblait plus. Aussi un coucher de soleil fabuleux, et en ce qui me concerne plusieurs rencontres très agréables pour mettre un joli point final à cette année.

-si vous avez bien compté, ça fait 9... Tellement dur de choisir le dixième endroit, parmi Magnetic Island et ses koalas, les Blue Mountains et ses randonnées, la Great Ocean Road et ses falaises... On va dire les Whitsunday Islands, pour son snorkelling au milieu des poissons, pour Whitehaven Beach et pour le survol en avion avec un détour par le Heart Reef au milieu de la Grande Barrière de Corail !

List of 10 (part I)

Melbourne - DMA's

Autre groupe australien, mais que je connais depuis plus de 2 ans ; j'ai même rencontré à quelques reprises les membres du groupe et je les ai vus en live de nombreuses fois, dont 3 à Melbourne. Alors avec une chanson de leur répertoire ayant ce titre, j'étais obligé de l'inclure dans cette catégorie...

10 couchers de soleil : parce qu'une fois qu'on a goûté aux couleurs toujours fantastiques des couchers de soleil Down Under, on en redemande encore et encore...

-Cathedral Beach, Fraser Island (Queensland)

List of 10 (part I)

-depuis Bribie Island, avec les Glass House Mountains au fond (Queensland)

List of 10 (part I)

-l'opéra de Sydney et le Harbour Bridge depuis le ferry revenant de Manly (New South Wales)

List of 10 (part I)

-la jetée de St Kilda, au bout de laquelle on peut aller voir les pingouins le soir (Victoria)

List of 10 (part I)

-plage de St Kilda (Victoria)

List of 10 (part I)

-Point Addis, au début de la Great Ocean Road (Victoria)

List of 10 (part I)

-Melbourne, depuis le Princes Bridge (Victoria)

List of 10 (part I)

-un de ces multiples soirs au Finborough Caravan Park à Mooroopna (Victoria)...

List of 10 (part I)

-au milieu de nulle part dans le désert, à quelques centaines de kilomètres d'Uluru et Alice Springs (Northern Territory)

List of 10 (part I)

-enfin depuis Mindil Beach, Darwin (Northern Territory)

List of 10 (part I)

Name For You - The Shins

J'aime beaucoup les Shins depuis plusieurs années, et j'étais impatient de découvrir leur nouvel album ; ce premier extrait est sorti peu avant que je quitte Melbourne et reste associé à ces moments : mes dernières semaines à Melbourne, mes débuts difficiles au farmwork et puis finalement les belles rencontres qui ont suivies.

Suite et fin prochainement !

On my way back home

Publié le par Matthias

Je termine d'écrire ce texte à l'aéroport de Nantes, sur le point de m'envoler pour de nouvelles destinations... Mais l'Australie, elle, est finie ça y est, et j'ai du mal à réaliser que je n'y remettrai pas les pieds avant un certain temps.

Mon escale d'un peu moins de 2 jours à Singapour s'est parfaitement passée. Avant que je m'y rende, Marine mon ex coloc m'avait donné le contact d'une de ses amies qui avait vécue 2 ans là bas et qui m'a donné de précieux conseils sur ce qu'il fallait faire en priorité sur une durée aussi courte.

Premier arrêt : le quartier chinois, qui ne ressemble pas au cliché du quartier chinois habituel. Dans pas mal de rues on retrouve des bâtiments colorés, avec des petits balcons et une architecture pas vraiment asiatique. Joli et inattendu. Et puis il y avait quand même ce vaste marché sur plusieurs étages, produits frais en bas, vêtements et autres au milieu et restauration en haut. Là ça ressemblait déjà plus à l'image que je me faisais de Chinatown.

On my way back home
On my way back homeOn my way back home

De là je me suis rendu dans le fameux Garden by the Bay ; un grand parc où se trouvent ces "faux" arbres (les Supertrees, vous reconnaitrez peut-être les photos) qui sont très beaux. Leur structure semble ultra légère, et derrière eux se trouve la silhouette de ce gigantesque complexe avec centre commercial ultra-luxe, immeubles et tout en haut la forme d'un bateau pour coiffer le tout... Un peu plus loin la vue sur la marina et la grande roue (2ème plus grande au monde) était aussi très belle au soleil couchant.

On my way back home
On my way back home

Toujours sur conseil de l'amie de Marine, j'ai mangé des satay (brochettes de viandes, pas cher et fameux) dans un coin du parc, puis j'ai admiré un show lumineux projeté sur les arbres. Ceux-ci sont magnifiquement éclairés la nuit. Et puis après encore quelques pas le long de la marina je suis rentré à mon auberge.

On my way back home
On my way back home
On my way back home

Le lendemain j'ai commencé par longer les quais, découvrant plusieurs endroits très sympas où les terrasses se multiplient directement au bord de l'eau. Dommage, il ne faisait pas très beau (en plus du ciel gris il faisait aussi chaud et humide, pas hyper agréable), mais ça invitait à la balade et à rester s'assoir là tranquillement. Et puis je suis revenu du côté de mon auberge avec un crochet par Haji Lane, une ruelle très animée et colorée, puis le soir un passage par Little India où je suis resté manger. Et puis c'était déjà l'heure d'aller à l'aéroport prendre mon avion direction l'Europe...

On my way back homeOn my way back home
On my way back homeOn my way back home

J'ai atterri à Amsterdam ; pourquoi là bas ? Tout simplement parce que le billet était nettement moins cher que pour Roissy et que depuis l'aéroport on peut directement monter dans un Thalys et arriver à Paris 2h30 plus tard pour seulement 35€ au moment où j'avais pris mon billet. Bon plan ! Une fois arrivé j'ai retrouvé Stefan qui m'a accueilli pour la nuit ; c'était un des gars que j'avais rencontré à mon arrivée à Melbourne, pas revu depuis des mois mais on était resté en contact et c'était super de se retrouver à cette occasion. On a passé une soirée très sympa avec quelques uns de ses amis... mais le réveil a été assez difficile après une courte nuit !

Sous la grisaille et la pluie (beurk) j'ai de nouveau pris le train cette fois-ci pour le dernier bout du voyage ; et en fin d'après-midi me voilà enfin arrivé à Saint-Nazaire. Mon père est venu me chercher à la gare : lui et moi avions caché à ma mère que j'arrivais en ce 1er juillet, elle pensait me voir seulement le 3. Sachant que son anniversaire était le 2, c'était une surprise sympa pour elle... en tout cas j'espère !!

Voilà c'est là que l'aventure s'achève. Pas ce blog par contre : j'ai encore quelques articles à publier en bilan de cette année si spéciale ! Les voyages ne s'arrêtent pas encore non plus ; au moment de finir cet article je m'envole vers la Grande-Bretagne pour débuter un tour d'Europe au mois de juillet... avant de m'envoler autour du monde en septembre. Mais cela est une autre histoire !

Darwin, Kakadu and the last sunset

Publié le par Matthias

Voilà, c'est l'heure du récit de mon dernier voyage sur le sol australien. J'écris ce texte dans l'avion qui m'amène vers Singapour, tôt le matin, 364 jours après avoir atterri dans ce pays pour la première fois.

J'avais achevé l'article précédent dans le bus revenant de ces quelques jours autour d'Uluru, en direction d'Alice Springs. Très bref séjour pour moi dans la capitale de l'outback ; moins d'une journée avant de m'envoler pour Darwin. Juste le temps d'aller voir le sunset depuis Anzac Hill, une colline en bordure de la ville puis le lendemain de faire quelques pas dans le centre. Alice Springs est construite dans une sorte de cuvette, entourée de chaines rocheuses. C'était plus mignon et vivant que je ne m'étais imaginé mais je n'avais pas le temps de rester !

Darwin, Kakadu and the last sunset

C'est donc Darwin, tout au nord, qui a eu le privilège d'être le point final de mon voyage. Je craignais un peu d'arriver dans une ville comme Cairns, moche, sans intérêt et remplie uniquement de backpackers voulant faire la fête. Je m'étais trompé : j'ai découvert une jolie ville, très agréable et j'ai pu y faire quelques dernières rencontres très sympas.

Pour la première fois depuis Cairns, j'avais utilisé facebook et le groupe "français à Darwin" pour essayer de rencontrer du monde avant mon arrivée. C'est comme ça que j'avais fait connaissance avec mes toutes premières travelmates il y a un an, Lisa et Carole avec qui j'avais inauguré mon van par un premier road trip dans la forêt tropicale. Ici je suis entré en contact avec Blandine, qui venait d'arriver en Australie et cherchait des gens pour aller visiter les parcs nationaux voisins de Darwin, à commencer par celui du Kakadu.

On s'est rencontrés à mon arrivée le jeudi soir et on a décidé de louer une voiture du vendredi au dimanche, tandis que 2 allemandes qu'elle avait rencontrées à l'auberge où on séjournait avaient accepté de nous prêter une tente et tout le matériel de camping nécessaire. Une fois ces plans préparés, j'ai prolongé la soirée en rejoignant d'autres françaises, Romane et Charlotte qui avaient invité toujours via facebook les motivés à prendre un verre à se joindre à elles. Sympa comme première soirée !

Le vendredi on a donc quitté Darwin en début d'après-midi en direction du parc national de Kakadu, 3h de route plus loin. On n'a pas fait grand chose pour cette première journée ; un arrêt à un étang marécageux pour y regarder les oiseaux (mais sans voir de crocodiles, qui vivent nombreux dans la région) puis direction le camping où on a pris un verre à la terrasse d'un agréable bar avant de planter la tente et plus tard contempler un magnifique ciel étoilé.

Le samedi matin, on a pris la direction d'Ubirr, un site réputé pour son art aborigène. Le sentier nous a conduit à plusieurs parois rocheuses avec des peintures magnifiques. Je dois dire que je ne m'attendais pas à ça : j'imaginais un art plus primitif, un peu à la manière des peintures rupestres chez nous, mais le détail et la précision de ces oeuvres là sont tout bonnement exceptionnels.

Darwin, Kakadu and the last sunset
Darwin, Kakadu and the last sunset

La balade nous a ensuite conduit en haut du rocher pour une jolie vue à 360° sur le (très vaste) parc environnant.

Darwin, Kakadu and the last sunsetDarwin, Kakadu and the last sunset

L'après-midi on a fait une seconde balade à un autre site un peu plus loin, pour y admirer de nouvelles peintures encore plus belles que les précédentes... Quel talent ! J'adore particulièrement la représentation d'une danse très réussie (regardez la position hilarante du bonhomme en rouge !), ou encore sur la dernière image ci-dessous le "lightning man", un des héros de la très complexe mythologie aborigène.

Darwin, Kakadu and the last sunset
Darwin, Kakadu and the last sunsetDarwin, Kakadu and the last sunset
Darwin, Kakadu and the last sunset

On voulait aussi trouver quelque part pour se baigner mais impossible, tout ce qui était indiqué comme "billabong" (trou d'eau) sur la carte était en réalité un étang avec potentielle présence de crocos... A défaut d'avoir une piscine naturelle, on s'est rabattus sur celle du camping de ce second soir, au moment du sunset.

Pas grand chose de plus pour le dimanche ; on s'est à nouveau baignés le matin puis après avoir séchés au soleil on est repartis pour Darwin, avec 2 brefs arrêts entre temps au bord d'un autre lac et dans un centre culturel aborigène (visite intéressante cela dit).

Un des trucs les plus cools à Darwin c'est le sunset market qui a lieu tous les jeudi et dimanche au bord de la plage à Mingil Beach, un peu en sortie de la ville. C'est naturellement là qu'on s'est rendus en rentrant de notre road trip. Le marché en lui même est sympa, très fréquenté et avec pas mal de stands de nourriture, mais ce qui attire la foule c'est bien le coucher de soleil. A Darwin, celui-ci se couche sur la mer à l'horizon, et les couleurs du ciel sont parait-il exceptionnelles.

Darwin, Kakadu and the last sunsetDarwin, Kakadu and the last sunset
Ce n'était pas qu'une simple rumeur. Cet énième sunset australien était encore une fois magique. On s'est attardés un peu après, regardant les étoiles apparaitre progressivement (au passage j'ai découvert qu'en plus des constellations "spéciales" de l'hémisphère sud comme le Scorpion ou la Croix du Sud, on pouvait aussi voir la Grande Ourse... mieux vaut tard que jamais pour s'en rendre compte...), et puis on est rentrés à l'auberge.
Darwin, Kakadu and the last sunset
Darwin, Kakadu and the last sunset

On s'est dit au revoir le lundi matin après avoir rendu notre excellente voiture de location. Blandine continuait son voyage à Cairns puis le long de la côte est tandis que j'avais encore des choses à préparer en vue de mon départ. Et puis j'avais envie de faire un peu la fête aussi une dernière fois, alors le soir j'ai retrouvé Charlotte que j'avais rencontré jeudi dernier avec également deux filles de l'auberge puis plus tard quelques mecs dont elle avait fait la connaissance de son côté. C'était la parfaite dernière soirée : en compagnie de parfaits inconnus, à discuter, boire des verres, écouter l'excellent groupe qui jouait des reprises dans le bar où on était... Une soirée à l'australienne, où des gens qu'on vient à peine de rencontrer deviennent nos meilleurs amis l'espace de quelques heures. Exactement ce que je voulais pour clore ce chapitre.

J'ai préféré rester seul pour mon dernier jour. Le matin (après une courte nuit) j'ai été visiter le chouette musée de Darwin, où j'ai notamment fait la connaissance de Sweetheart, un joli crocodile de 5m de long. J'ai aussi appris pas mal de choses sur le terrible cyclone qui a détruit la ville fin 1974, et dont on peut entendre un enregistrement audio très impressionnant dans une petite pièce plongée dans l'obscurité.

Darwin, Kakadu and the last sunset

Je suis rentré à pied en longeant la mer puis je suis resté tranquille le reste de la journée, assis à l'auberge puis plus tard allongé sur la plage. Mon vol pour Singapour était à 6h du matin ce mercredi, mon plan était de prendre la navette pour l'aéroport à 22h et passer la nuit là bas, plutôt que de payer une nuit supplémentaire et devoir me lever à 3h du matin. J'avais donc encore du temps devant moi... et un dernier coucher de soleil à admirer.

J'avais contemplé mon premier sunset à mon arrivée à Byron Bay lors de ma première soirée en Australie seul au bord de la plage. C'est exactement de la même manière que j'ai passé ce dernier moment. Les émotions qui me parcouraient n'étaient pas les mêmes qu'un an auparavant et j'avais échangé mes attentes contre des souvenirs mais au final ces deux soirées n'étaient pas si différentes... Et cet ultime coucher de soleil était sublime. A quand le prochain ?

Darwin, Kakadu and the last sunset
Darwin, Kakadu and the last sunsetDarwin, Kakadu and the last sunset
Darwin, Kakadu and the last sunset

La nuit à l'aéroport a été courte et inconfortable et c'est dans un état de fatigue assez prononcé que j'ai quitté l'Australie... similaire à celui de mon arrivée. Et après une brève découverte de Singapour (qui sera l'objet de mon prochain article), je serai finalement de retour à la maison dans quelques jours...

Between rocks and stars

Publié le par Matthias

Uluru... De tous les endroits mythiques en Australie, c'était celui que j'avais depuis le début le plus envie de voir. Pour moi les deux images du pays c'était l'opéra de Sydney et donc ce gros rocher ; quand pour la première fois j'avais contemplé l'opéra et le magnifique Harbour Bridge j'en avais eu des frissons. Je n'en attendais pas moins d'Uluru...

Plus de van, plus de logement, ça voulait dire pour la 1ère fois depuis des mois empaqueter toutes mes possessions. Pas une mince affaire et c'est avec surprise que j'ai découvert en arrivant à l'aéroport que j'avais 3kg de trop de bagages en soute... Adieu Lonely Planet, adieu jean usé, au revoir serviette de bain ! C'était au passage la première fois également que je prenais l'avion depuis juillet dernier soit 11 mois : dans les 6 dernières années je ne suis jamais resté aussi longtemps sans emprunter ce moyen de transport.

J'avais choisi de réserver un tour de 4 jours et 3 nuits sur le conseil de mes anciennes collègues chez Ladurée Anne-Charlotte et Lucile. Elles avaient participé au même tour en janvier, avaient adoré et leur récit m'avait donné l'eau à la bouche... Première info qu'elles m'avaient donné : au moment de l'arrivée l'avion survole Uluru pour une vue d'en haut superbe. J'ai cherché sur internet, découvert qu'il fallait être côté gauche de l'appareil pour y avoir droit et j'ai apprécié le spectacle...

Between rocks and stars

J'ai été accueilli au minuscule aéroport d'Uluru par Jason, notre guide durant ces 4 jours. On était en tout un groupe de 19 ; j'ai eu un peu peur au début en voyant la moyenne d'âge très jeune des autres voyageurs que ce ne soit pas des supers compagnons et puis finalement, même si aucune vraie affinité ne s'est créée comme lors de mon séjour sur Fraser Island, l'ambiance a été très sympa.

Après un premier lunch, direction tout de suite le rocher. Au programme de l'après-midi, une promenade à son pied, pratiquement le tour complet (qui fait environ 10km, on s'est contenté de 8). Passé la première émotion de se tenir face à cette merveille de la nature... j'ai commencé à être un peu déçu. Trop près pour l'apprécier dans son ensemble, trop loin pour vraiment longer sa base, cette balade au pied d'Uluru n'était pas aussi extraordinaire que je l'aurais imaginé.

Et puis est venu un moment de magie. Peu avant la fin de la promenade, une partie du chemin s'enfonce dans une anfractuosité du rocher, jusqu'à un trou d'eau à son pied. Pendant quelques instants j'ai eu l'impression d'être absolument seul ; pas le moindre bruit en dehors du frémissement des feuilles dans les arbres environnants, la paroi rocheuse imposante au-dessus de moi et le ciel bleu tacheté de nuages. Le genre de moment où on comprend parfaitement pourquoi cet endroit est si sacré pour les aborigènes.

Between rocks and stars
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En arrivant tout au bout je me suis rendu compte que je n'étais pas seul du tout : une quinzaine d'autres personnes se tenaient là également mais toutes semblaient être absorbées par la magie ambiante comme moi. Personne ne parlait et certains semblaient même marcher sur la pointe des pieds pour ne pas troubler l'endroit.

C'est à regrets que j'ai repris mon chemin jusqu'au bus. Second arrêt : le point d'observation du coucher de soleil, un des moments que j'attendais le plus. En arrivant notre guide a sorti de la remorque des biscuits, des sauces et des bouteilles de vin pétillant pour un apéritif 5 étoiles ! C'est visiblement une tradition puisque tous les groupes autour faisaient la même chose.

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Le temps n'était pas totalement avec nous ce jour là. En raison d'une légère couverture nuageuse, le rocher n'a jamais pris la couleur rouge intense que j'espérais. En revanche le ciel en lui même s'est illuminé de multiples couleurs à l'horizon, comme pour s'excuser de nous avoir privé de ce moment.

Between rocks and stars
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Après ça retour au camp pour une nuit qu'on s'apprêtait à passer dehors, à la belle étoile, autour d'un feu de camp. Perspective un peu effrayante : avec des températures descendant à 5° voire plus bas pendant la nuit, je m'attendais à littéralement mourir de froid. En fait non ! On nous a prêté un "swag", sorte de matelas en toile dans lequel on se faufile avec un gros sac de couchage épais. Et finalement une fois à l'intérieur, en conservant quelques couches de vêtement, il fait même plutôt chaud ! Le seul moment difficile c'est d'en sortir au petit matin, mais le ciel étoilé exceptionnel au-dessus de nos têtes pendant la nuit en vaut largement la peine...

Au programme du 2ème jour, lever très matinal aux alentours de 5h15 pour aller contempler le lever du soleil. Même si ça piquait un peu, c'était une bonne chose de se lever aussi tôt car on était les premiers sur place, et la petite plateforme d'observation s'est vite retrouvée prise d'assaut. Pour ma part j'étais aux premières loges, face à Uluru à l'horizon et avec les multiples sommets arrondis des Kata Tjuta (plusieurs têtes en langue aborigène) sur la gauche. Le spectacle surpassait de loin celui du coucher de soleil ; pas de nuages, un ciel aux couleurs incroyables et une vraie émotion au moment où le soleil pointe finalement le bout de son nez, un peu à gauche d'Uluru. Fantastique !

Between rocks and stars
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Le reste de la journée a été consacrée à une randonnée au milieu des Kata Tjuta, dans la vallée des vents (qui porte bien son nom). Le paysage était sublime ; j'avais beaucoup moins d'attentes et c'est sans doute pour cela que j'ai d'autant plus apprécié le lieu. J'ai été particulièrement surpris par la végétation : beaucoup d'arbres, pas mal de vert, loin du désert extrêmement aride que je m'imaginais.

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L'après-midi a été consacré à conduire jusqu'au site suivant, le Kings Canyon, prévu pour le lendemain. 3 bonnes heures de route avec en chemin une surprise : la découverte du Mt Conner, le "fake Uluru", dont je ne soupçonnais absolument pas l'existence ! Décidément l'outback est beaucoup plus riche que ce que je pensais.
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Seconde nuit à la belle étoile autour d'un grand feu tous ensemble, avec un ciel encore un peu plus dégagé que la veille. Et un autre dodo au chaud dans le swag...
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Le réveil du 3ème jour a été encore plus matinal : 5h à peine, pour débuter la randonnée à Kings Canyon le plus tôt possible et profiter du lever du soleil au cours de notre balade. Encore une fois le cadre s'est avéré sublime. Avec les belles couleurs du ciel à cette heure de la journée, les imposantes parois de la gorge se découpaient face à une immense plaine vide. Au sommet, d'innombrables petits dômes rocheux donnaient l'apparence d'être sur une autre planète tandis que tout au bout, là où le canyon démarre, la traversée du "Jardin d'Eden" et sa faune luxuriante (quelques plantes tropicales qu'on ne trouve nulle part ailleurs) était un moment magnifique.
Between rocks and stars
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Le début d'après-midi était un moment de temps libre, avec la possibilité de participer à un tour en hélicoptère de 15 minutes, pour 145$ supplémentaires. J'ai longuement hésité au vu du prix, et puis je me suis dit "once in a lifetime" et je me suis lancé !

Je ne garde pas un souvenir impérissable de ce baptême en hélico. Les mouvements brutaux de l'appareil m'ont assez vite retourné le ventre m'empêchant de profiter pleinement du paysage. Heureusement celui-ci était superbe : vu d'en haut on découvre que le Kings Canyon est une toute petite fraction d'une immense chaîne rocheuse surplombant la plaine. Et au loin tout là bas à l'horizon, c'était les silhouettes des Kata Tjuta, Uluru et du Mt Conner qui se découpaient...
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Le soir on a repris la route en direction d'Uluru pour s'arrêter à mi-chemin à Curtain Springs, dans un relais routier comme on en trouve un tous les 100 kilomètres environ sur cette longue route qui relie le nord et le sud du pays. C'est là qu'on allait passer la nuit, mais pas directement au relais non : on est entré dans la propriété (qui au passage fait environ la taille de la Belgique ; premier voisin à 100 km !) et on a roulé encore quelques kilomètres sur une piste en sable jusqu'à s'arrêter au milieu de nulle part. Pas d'eau courante, pas d'électricité et comme seuls toilettes une cabane avec un trou à même le sol.

Juste à côté du mini baraquement construit là se dressait une dune de sable : c'est depuis son sommet qu'on a admiré un coucher de soleil exceptionnel, contemplant l'immensité vide face à nous. La silhouette du Mt Conner nous contemplait dans une direction tandis que les seules lumières visibles à la ronde étaient celles de Curtain Springs à mi-distance.
Between rocks and stars
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Cette troisième nuit était fabuleuse. Seuls au milieu de nulle part, autour de notre traditionnel feu de camp, on a contemplé le ciel le plus magique que l'on verra de toute notre vie. Rien que pour ce moment, ce tour valait la peine d'être vécu.

Between rocks and stars
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Au réveil le lendemain matin on a repris la route pour revenir à notre camp de départ et faire une dernière petite promenade au pied d'Uluru. L'occasion pour Jason, notre excellent guide, de nous donner de nouvelles informations comme il l'avait fait tout au long de ces 4 jours, et de nous amener à un endroit du rocher où l'on peut admirer quelques anciennes peintures rupestres aborigènes.

C'est ainsi que le tour s'est achevé. La totalité des autres participants a rejoint l'aéroport, pour s'envoler vers Sydney ou Melbourne tandis que je repartais vers le nord avec Jason, pour la longue route jusqu'à Alice Springs.

J'aurais attendu quasiment le dernier moment pour enfin voir Uluru, mais c'était à la hauteur de mes attentes, surtout la découverte de tous les autres sites environnants qui valent tout autant la peine. J'arrive dans ma dernière semaine maintenant ! Le moment de vous dire à bientôt en Europe...

Between rocks and stars

Home away from home

Publié le par Matthias

Melbourne... J'en suis parti plusieurs fois, j'y suis toujours revenu, mais cette fois lorsque je suis monté dans l'avion dimanche dernier c'était pour un départ définitif. Je ne reviendrai plus avant un long moment dans cette ville où j'ai vécu pendant plusieurs mois.

Ces quatre dernières semaines ici n'ont pas forcément été les meilleures. Trop de choses en mémoire, trop de bons moments passés, trop d'au revoir parfois difficiles... Pas évident de continuer à vivre une vie normale, sortir, faire des rencontres quand je sais que la fin est proche et que je laisse autant de souvenirs derrière moi dans ces rues, ces quartiers, ces bars et ces restaurants. Mais ces semaines auront aussi eu leurs bons aspects : des retrouvailles, beaucoup de créativité, de travail, et la préparation d'un futur qui s'annonce très excitant. Avant un jour de revenir à nouveau ici...

J'avais achevé mon article précédent à l'aéroport (déjà), après y avoir déposé Jodie le mardi matin. L'après-midi je m'étais installé dans ma nouvelle chambre à Caulfield, assez loin au sud de Melbourne. Je n'y suis resté qu'une semaine : mes nouveaux colocataires cherchaient quelqu'un pour rester sur du long terme et avaient trouvé une fille qui allait emménager le mardi d'après ; mais comme entre temps je n'avais rien trouvé d'autre, ils m'avaient autorisé à rester avec eux pendant cette semaine, en attendant que leur nouvelle locataire n'arrive.

Pas grand chose à dire à propos de ces quelques jours ; j'ai travaillé beaucoup, assez peu vu les 2 mecs avec qui je partageais la maison (un sud-africain que je n'ai croisé que deux ou trois fois et un américain plutôt cool, tous les deux installés là depuis longtemps). Pas grave, je n'avais pas spécialement envie de sociabiliser beaucoup ; mais la chambre était top et le lit très confortable. Enfin un vrai grand lit pour moi tout seul, après autant de temps dans un confort très relatif en ferme ça faisait du bien !

A la fin de cette semaine j'étais sensé prendre possession d'une autre chambre à South Yarra, parfaitement bien située : proche du centre, juste à côté d'Albert Park pour aller m'entrainer, bien desservie par les transports en commun... Sauf qu'après m'avoir dit que c'était ok et m'avoir demandé de lui régler le loyer à l'avance, le mec que je devais remplacer (il partait pour 3 semaines en vacances en Californie et sous-louait sa chambre pendant ce temps là) m'a écrit pour me dire qu'il avait "oublié" mais qu'en fait il avait déjà réservé la chambre à un de ses amis... Heureusement je n'avais encore rien payé mais je me suis retrouvé à nouveau dans la position inconfortable de devoir trouver quelque chose en urgence...


Mais finalement ce désagrément s'est bien réglé ; en parlant de tout ça avec mes collègues, Bérengère (une fille arrivée à Ladurée quelques semaines auparavant et que j'avais rencontré à mon retour) m'a proposé de me mettre en contact avec un de ses amis, Alexis. Il vivait dans un appartement à St Kilda, la plage de Melbourne, qu'il avait pendant longtemps partagé avec un de ses amis (qui ironie de l'histoire s'appelait aussi Matthias). Ce Matthias là était parti peu de temps auparavant et il avait alors choisi de vivre seul mais en apprenant que je ne cherchais un logement que pour une durée réduite il avait accepté de m'héberger contre un loyer très modeste : 180$ tout compris, pour une chambre seule dans un super appartement avec tout le confort dont je pouvais rêver. L'occasion en or !

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Ces 3 semaines chez Alexis ont continué dans la même routine : travail 6 jours sur 7, entrainement avec mon ancien coach Norm ravi de me revoir, profiter de son abonnement Netflix pour regarder des séries... On s'est d'ailleurs très peu croisés, lui travaillait en construction donc se levait tôt le matin, tandis que j'avais systématiquement les créneaux de l'après-midi et du soir à Ladurée. Côté boulot d'ailleurs, après avoir passé mes premiers mois en cuisine et à faire le café, j'étais désormais le plus souvent au service et à la vente à emporter et c'était cool : pouvoir discuter avec les clients, la plupart du temps sympas. Mais pas toujours ; je n'aime pas faire de généralités mais c'était franchement compliqué de servir la grande majorité des asiatiques (et c'est un fait que tous mes amis qui travaillent dans la restauration m'ont confirmé). Souvent malpolis, pas souriants, voir ne parlent quasiment pas anglais... pas facile. Mais j'ai aussi eu quelques personnes avec qui j'ai pu avoir un contact un peu plus privilégié, comme ce jeune couple revenu plusieurs fois avec qui on s'appelait par nos prénoms ou ce monsieur passionné du Tour de France qui me parlait toujours un long moment et m'a souhaité un bon retour chez moi... L'ambiance était toujours aussi bonne, même si l'équipe était en train de changer : avant mon retour 4 filles étaient parties, une autre la semaine avant moi et en plus de Bérangère trois nouvelles sont arrivées ces dernières semaines, mais toutes se sont parfaitement intégrées. Pour mon départ, j'ai reçu une carte signée par mes collègues, qui m'ont tous chaleureusement salués... moment émouvant !

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La mission la plus importante des ces derniers jours était de vendre mon van : et de ce point de vue j'ai été extrêmement chanceux. Il commençait à tomber en ruine : il roulait toujours super bien mais avec plein de petits défauts. La 3ème vitesse cassée (obligé de passer de 2 à 4 et vice versa), le rétroviseur gauche arraché (...par moi même contre un pommier en ferme), la porte arrière ne s'ouvrant plus depuis des mois... Et puis il était immatriculé dans le Queensland et j'étais dans le Victoria où les règles sont différentes... Bref pour le revendre il fallait soit tomber sur quelqu'un de pas trop regardant sur la qualité, soit engager pas mal de frais de réparations pour pouvoir passer le fameux "roadworthy certificate", qui prouve que le véhicule est en état de circuler. Soit avoir ma chance et tomber sur un mec bossant pour une casse auto et prêt à dépenser 1500$ pour l'acheter. Dans ces conditions, ça ressemblait à un jackpot ! En ajoutant les presque 500$ récupérés pour ma tente de toit il y a quelques mois, je l'aurais revendu environ 2000$, un an et 18000km après l'avoir acheté 2700 : je crois que j'ai fait une affaire !
 
Du coup il a aussi fallu que je me débarrasse en urgence lors de ma dernière semaine de toutes les affaires de mon van ; la plupart me sont restées sur les bras et ont terminé dans un "op shop" (l'armée du salut), j'en ai donné quelques autres à des amis et j'ai pu vendre encore quelques bricoles : une caisse d'outils à 75$, un transformateur à 20$ et un GPS à 40$, qui m'a aussi rapporté une rencontre inattendue. La fille à qui je le vendais est venue au rendez-vous avec une de ses amies, Philippine ; on a discuté quelques minutes et puis elle m'a proposé d'aller boire un verre. On s'est rejoints le lendemain à Fitzroy au célèbre Naked for Satan, on a bien sympathisé et on s'est encore revus pour ma toute dernière soirée à Melbourne le samedi : je n'avais rien de prévu, j'avais fêté mon départ avec mes amis la veille du coup on est allé se prendre une excellente pizza en ville. Drôle de timing pour une rencontre mais c'était chouette de finir mon séjour à Melbourne de cette manière.
 
Ces dernières semaines je me suis aussi lancé à fond dans un nouveau projet : créer et développer ma page instagram : ICI ! Rien d'original, je suis loin d'être le seul à faire ça, mais je m'éclate et j'essaye d'en faire quelque chose qui sorte un peu de l'ordinaire. J'ai d'ailleurs acheté un nouvel objectif spécialement pour ça, pour faire de la photo de rue notamment et varier les plaisirs après avoir publié les meilleures photos de mes mois de voyage sur la côte est. J'ai pas mal d'idées en tête pour la suite, en espérant réussir à développer un peu ma page qui sait... Quelques exemples de mes récentes publications ci-dessous :
Home away from homeHome away from home
Home away from home
Home away from homeHome away from home
Et puis est venu le moment de partir... J'ai à nouveau fait une fête d'adieux au Father's Office, même endroit qu'en février dernier mais cette fois en comité plus restreint : seulement 3 collègues, Elle, Jennifer et Bérengère, mon colloc Alexis, deux amis de ferme, Marco un norvégien qui n'était resté qu'une semaine (le temps pour lui de tous nous battre à ce fameux tournoi de poker du jeudi) et Maikel un de mes meilleurs potes d'Australie. Et puis bien sur Marine, mon ancienne colloc, ma meilleure amie de Melbourne qui va beaucoup me manquer. Depuis quelques semaines elle fréquente un des managers du Father's Office du coup à chaque fois qu'on y va tout (boisson et nourriture) est offert ; c'était encore le cas pour ce dernier soir. Une fête d'adieux sans rien payer, plutôt cool...

Je me suis levé tôt le dimanche matin, dit au revoir à Alexis et je suis monté dans le bus pour l'aéroport (directement en bas de la rue, pratique). Et puis sur le trajet tous mes souvenirs de Melbourne me sont revenus ; mon arrivée impromptue en train, les premières rencontres à United backpackers avec Tom, Stouf, Quentin et plus tard Maya et cette soirée tous ensemble à St Kilda, mon arrivée un peu timide un soir au 14 Eastbourne street où Leanne ma future colloc m'avait ouvert la porte de la maison où j'allais vivre pendant près de 4 mois, mes premiers jours comme barista à Ladurée, notre fantastique Noël à la colloc, le magnifique feu d'artifice du nouvel an, les longues discussions avec Tish, ma soirée de départ, mes retours pour le week-end depuis Shepparton, pour faire la fête avec mes amis allemands ou pour Pâques avec Jodie, cette première semaine après la fin des fermes avec elle toujours, ces derniers jours à faire et servir le café, jusqu'à cet ultime dîner la veille avec Philippine... Le soleil commençait tout juste à se lever pour une magnifique matinée, les buildings de Melbourne m'apparaissant pour la dernière fois avec au-dessus d'eux trois montgolfières surplombant la ville.
Home away from home

C'est là que mon histoire avec Melbourne s'arrête... pour le moment. Car je suis tombé amoureux de cette ville (comment aurait-il pu en être autrement en y ayant vécu tant de choses ?), j'y laisse une partie de moi et je n'ai qu'une envie : y revenir. Mon chez moi loin de chez moi, my home away from home.

My week as a vegetarian

Publié le par Matthias

En plus des bons et mauvais souvenirs que j'ai listés dans mon article précédent, mes 3 mois de travail en ferme ont également eu une conséquence inattendue : j'ai perdu du poids. Beaucoup de poids même : plus de 6kg pour passer d'environ 82 à tout juste 76 lors de mon retour à Melbourne. Je ne sais pas si je reprendrai ces kilos dans les mois à venir, mais en tout cas ce n'est pas ma première semaine ici qui m'aura fait grossir et pour cause : j'ai mangé végétarien toute la semaine, aussi incroyable que ça puisse paraître ! Explication...

En partant de Shepparton, je ne savais pas trop où aller à Melbourne. Pas envie de retourner dans mon ancienne colloc, je ne connaissais plus personne là bas (à part Manu l'italien très bizarre qui ne parlait à personne... non vraiment je ne connaissais plus personne en fait). Je savais que mon amie Kate louait son appartement à Southbank en airbnb, je lui ai posé la question de savoir s'il était dispo la semaine de mon retour ; il l'était et ça correspondait aux derniers jours de Jodie en Australie du coup on a décidé de partager l'appartement pendant cette semaine, moi pour pouvoir retourner travailler chez Ladurée, elle pour faire quantité de choses de son côté et revoir un maximum de ses amis avant de rentrer chez elle.

Le truc à savoir à propos de Jodie, c'est qu'elle est vegan. C'est vraiment une conviction profonde pour elle, qui dicte ses actes et définit qui elle est ; elle a énormément de projets en rapport avec ça, ouvrir un blog, lancer une marque de t-shirts vegan, etc... Du coup, à la fois par respect pour ses idées vu qu'on allait passer pas mal de temps ensemble et aussi un peu par défi pour voir si moi, carnivore qui ne mange clairement pas assez de légumes j'allais réussir à tenir, j'ai décidé de tenter le pari de rester végétarien toute la semaine. Pas vegan pour autant (bien qu'une bonne partie de mes repas de cette semaine l'aient été), ça aurait fait un trop gros changement en une seule fois ; déjà que je me demandais bien ce que j'allais pouvoir manger en retirant toute trace de viande de mon alimentation... L'avantage, c'est qu'entre les sorties resto et les soirs où c'est elle qui a fait à manger, je n'ai pas eu besoin de cuisiner une seule fois de toute la semaine. Pratique...

Pour mon premier dîner végétarien le dimanche soir ça a commencé plutôt soft avec un plat de pâtes. Classique ? Pas tant que ça non plus, parce que ce n'était pas le genre d'accompagnement auquel j'ai l'habitude : oignons, carottes, poivrons, champignons, ail, coriandre, roquette et sauce tomate... Très différent de ce que je mets dans mes pâtes quand c'est moi qui cuisine ! Mais je pourrais essayer à l'avenir parce que c'était vraiment bon, avec en prime en accompagnement du pain grillé trempé dans un mélange huile d'olive/vinaigre balsamique/herbes de provence. Miam... Premier jour, premier repas : jusque là tout va bien !

My week as a vegetarian

Lundi, retour au boulot ! Je n'aurais eu qu'un petit jour de repos après la fin du picking de pommes, mais revenir à Ladurée ne m'apparait vraiment pas comme une corvée, plutôt un plaisir. Après avoir été en cuisine pendant mes 3 premiers mois là bas et avoir appris à faire le café, je suis désormais majoritairement au service, et parfois à la vente à emporter. Ca change et ça me plait bien, ça donne l'opportunité de parler aux clients qui parfois s'avèrent vraiment agréables ; de temps en temps certains sont vraiment ouverts à la discussion et c'est vraiment sympa. Encore une nouvelle expérience... Et puis heureusement mis à part les sandwichs au jambon ou au saumon, tout ce qu'on y sert est végétarien donc en cas de petit creux je n'avais pas le risque de perdre mon défi en grignotant un macaron...

Le soir, c'est un nouveau repas végétarien (et même vegan en l'occurrence) qui m'attendait ; une sorte de soupe/purée de patates, carottes et poireaux avec du gingembre, de l'ail et du lait de coco. A ma grande surprise, c'était excellent... Jour 2 : tout va toujours aussi bien !

Le mardi je ne travaillais pas et c'était un jour important pour Jodie ; elle devait aller se faire plusieurs petits tatouages et elle m'avait demandé de l'accompagner car elle était un peu stressée par cette perspective. Le matin on a fait un tour à la galerie d'art toute proche de l'appart où on logeait et puis on s'est arrêté dans un petit restaurant en ville (Laneway Greens) pour prendre un plat à emporter qu'on a mangé dans le tram en direction du salon de tatouage. Au menu pour moi : un "Roasted Pumpkin Bowl", avec dedans du potiron rôti, de la feta, des pois-chiches, du houmous, de l'oignon caramélisé, du quinoa, des olives vertes, de l'orange, du citron, de la menthe, du persil et de la coriandre. Là c'est un gros cran en plus loin de mes pratiques alimentaires habituelles... et une fois de plus je me suis régalé ! 3ème jour, 3ème repas et tout se passe toujours à merveille jusque là.

(Toutes les photos de nourriture qui suivent ont été prises par Jodie, n'hésitez pas à la suivre sur son compte instagram, c'est une photographe de talent ; ça se passe ICI !).

My week as a vegetarianMy week as a vegetarian

Rien de spécial à noter pour le mercredi ; on avait tous les deux des projets le soir et pas vraiment le temps de cuisiner, je me suis contenté d'un simple plat de pâtes sauce pesto beaucoup plus traditionnel ; j'ai attendu le jeudi pour à nouveau manger des choses dont je n'avais pas l'habitude.

Le midi tout d'abord : je commençais à travailler en début d'après-midi, j'avais donc le temps de prendre un lunch dans le centre commercial avant de commencer mon service. Et c'est probablement là qu'a été le moment le plus dur de ma semaine : me forcer à regarder dans les parties des menus sur lesquels je ne posais même pas les yeux auparavant... Jusque là c'était Jodie qui avait fait à manger (d'office vegan), et le Laneway Greens où on s'était arrêtés le mardi était végétarien donc je n'avais pas eu de vraie tentation depuis le début de la semaine. Là dans le restaurant mexicain où je me suis rendu j'ai du me faire violence pour commander un burrito végétarien et éviter d'y mettre du boeuf, du poulet ou du porc. Ce n'est pas ce que j'ai mangé de meilleur de la semaine mais au moins j'ai résisté à la tentation... Le soir Jodie avait cuisiné un chili... sans carne évidemment. Très bon ! 5ème jour, toujours pas de viande au menu ! Et le meilleur était à venir...

Le vendredi soir devait être le point culminant de la semaine. Jodie avait réservé une table au restaurant 100% végétarien Transformer à Fitzroy au nord de Melbourne ; quartier plutôt hippie, très alternatif où les restaurants de ce genre pullulent. Je n'ai que très rarement eu l'occasion d'y aller auparavant (à part pour aller au célèbre bar Naked For Satan, tout un programme) vu que j'habitais un peu à l'opposé de Melbourne mais je le regrette un peu parce que les possibilités de sortie sont nombreuses là bas aussi !

Le restaurant en question était dans une petite ruelle juste à côté de la rue principale du quartier. L'intérieur était superbe ; une atmosphère assez sombre, avec un grand bar sur le côté et de nombreuses tables séparées par des plantes vertes grimpant jusqu'au plafond (un aperçu ICI). La serveuse qui s'occupait de nous était également très sympa et souriante. Le concept : commander plusieurs plats plus ou moins grands et partager. Du coup ce n'était même pas uniquement végétarien mais bien totalement vegan pour qu'on puisse manger tous les deux.

Et bien c'est était exquis. Un des meilleurs restaurants où j'aie jamais mangé. Cher (un peu plus de 130$ pour deux) mais ça valait largement le coup et c'était vraiment délicieux de bout en bout... On a commencé avec deux "starters" : un taco à l'avocat, haricot rouge et oignon grillé, et un petit pain fourré au tofu, avec du cornichon et de la mayonnaise. J'ai moins aimé le petit pain à cause du cornichon dont je ne supporte décidément pas le goût mais le taco était un régal.

Ensuite on avait opté pour 4 plats : des brocolis grillés avec de la feta vegan (j'ai aussi eu du mal avec le brocoli et j'ai laissé le soin à Jodie de finir cette assiette là), une salade avec des céréales, de la pomme et du fenouil (pas mal du tout et très frais), un mélange lentilles, riz, amandes, groseille et coriandre (mon choix perso du menu que je n'ai pas regretté) et enfin l'assiette qui nous a tous les deux fait tombé à la renverse : de l'aubergine braisé avec une sauce à la menthe, au lebné (une sorte de yaourt maghrébin) et au charmoula (une sauce verte maghrébine également). Un délice absolu...

My week as a vegetarianMy week as a vegetarian
My week as a vegetarian

Après autant de bonheur dans nos papilles, on n'allait pas s'arrêter en si bon chemin et on a décidé de se prendre un dessert. Ou plutôt deux qu'on s'est une fois de plus partagés : un assortiment de fruits rouges avec de la meringue d'un côté, et de l'autre une vraie tuerie : j'ai nommé un brownie au chocolat vegan sur coulis de framboise avec de la crème et de la ganache en accompagnement. A tomber par terre vraiment (et appétissant n'est ce pas ?).

My week as a vegetarian

Après tout ça, si j'avais encore besoin d'être convaincu avant ce dîner ce n'est désormais plus la peine. Etre végétarien voir même vegan ne veut pas dire se priver des plaisirs de la table ! Mon premier restaurant 100% vegan restera comme l'un des meilleurs repas de ma vie. 6ème jour, et cette semaine végétarienne a déjà cessé d'être une épreuve, c'est plutôt une joie pour moi de découvrir autant de saveurs inconnues que je ne m'attendais pas à aimer autant !

Malheureusement, au soir du 7ème jour j'ai craqué... Ce samedi là je finissais le travail assez tard et de son côté Jodie avait prévu de sortir avec une de ses amies. Problème : on n'avait qu'un seul jeu de clés pour l'appartement, du coup il a fallu que j'aille la rejoindre en ville pour qu'elle me les transmette et que je puisse rentrer manger des salades toutes prêtes qu'elle avait achetées dans une supérette voisine. En chemin, mon ancienne colloc Marine m'a écrit pour me proposer d'aller boire un verre avec elle ; je n'avais pas spécialement envie de sortir mais comme j'étais déjà en ville je l'ai rejointe au Father's Office, un de mes endroits favoris, là où j'avais célébré mon départ de Melbourne il y a plusieurs mois. Avantage : Marine connait très bien le manager ce qui nous a permis de bénéficier de plusieurs boissons gratuites... et aussi de nourriture offerte mais qui n'était pas végétarienne du tout ! Il était 22h30, je n'avais pratiquement rien mangé depuis 14h, j'étais affamé, c'était offert donc je ne voulais pas passer pour un ingrat et je n'ai pas pu résister... Ca aura été mes seules bouchées de viande de toute la semaine.

Le dimanche soir on est retournés à Fitzroy dans un autre restaurant juste à côté du Transformer où on était allés le vendredi ; le Vegie Bar. J'ai commandé des Rice Balls pour commencer (boules de riz et légumes avec une sauce saté) puis un Moroccan Tajine (ragoût de tomates, pois chiches et potiron avec du chou-fleur, du couscous et de la salade). Encore une fois un plat aux antipodes de ce que je mange habituellement... mais encore une fois j'ai aimé ce que j'avais dans mon assiette...

Lundi c'était la dernière journée de Jodie en Australie, elle a rejoint plusieurs de ses amis pour leur dire au revoir tandis que de mon côté je profitais du temps superbe pour me balader le long de la Yarra River et ensuite faire un tour dans la magnifique bibliothèque, où je n'avais jamais été encore de jour, uniquement lors de la White Night il y a déjà 3 mois (!!!) de ça .

My week as a vegetarian
My week as a vegetarianMy week as a vegetarian
My week as a vegetarian

Le soir l'appartement où on logeait à Southbank n'était plus disponible, on s'est alors rabattus sur une chambre en airbnb au nord de Melbourne, proche de l'aéroport, où je l'ai amenée le mardi matin. Pour elle un vol jusqu'à Bangkok puis l'Angleterre quelques jours plus tard ; pour moi l'après-midi direction mon nouveau logement (temporaire) : une chambre individuelle à Caulfield, au sud de Melbourne, assez loin du centre mais proche du boulot. Par contre je ne peux rester qu'une semaine et je ne sais pas encore où je serai pour les jours suivants. On verra bien...

Bilan de cette semaine végétarienne : j'ai découvert un nombre de goûts et de saveurs insensés et j'ai réellement adoré cette expérience. Je n'ai jamais ressenti le manque de viande et je n'ai jamais eu besoin de me forcer pour finir un plat. J'ai échoué dans mon défi vu que j'ai mangé de la viande le samedi soir, mais ce n'était qu'un problème de circonstances, pas parce que j'en avais absolument envie. Je ne suis pas devenu un végétarien pour autant, mais une chose est sûre : cette semaine m'a ouvert les yeux sur beaucoup d'aspects et mon régime alimentaire s'en ressentira profondément à l'avenir probablement. Rien que pour ça je pense que je peux dire merci à Jodie...

Coutdown to 88 : three, two, one...

Publié le par Matthias

Vendredi soir, le 12 mai 2017. Demain je vais ramasser des pommes pour (je l'espère !) la dernière fois de ma vie. Car ça y est, enfin, c'est fini !

Le titre de l'article est un peu mensonger ; je n'aurais pas totalement accompli les 88 jours de travail demandé pour obtenir le précieux sésame du second visa ; demain soir j'en serais à 82 si mon compte est bon. Mais il y a une autre possibilité pour valider son farmwork : rester 3 mois consécutifs dans la même ferme (ou avec le même contracteur, celui qui nous donne le boulot). J'ai fait mon premier picking de poires le 13 février dernier, demain à la fin de ma journée de travail cela fera donc exactement 3 mois et je serai libre ! Tout n'a pas toujours été rose, les journées ont parfois été longues et pourtant en même temps c'est passé extrêmement vite : jamais je ne me serais imaginé quand je suis arrivé ici que j'allais y rester aussi longtemps. A la fin de ma première semaine je n'avais qu'une envie, partir le plus vite possible. Alors que s'est-il passé et qu'est ce que je retiendrais de ce farmwork ? Je commence par les mauvais souvenirs...

-quand j'ai commencé ici mi février, c'était le milieu de l'été, et travailler en plein soleil (en utilisant le plus possible l'ombre des arbres pour se protéger) par 35° voir plus tous les jours pendant plusieurs semaines, c'était dur...

-...mais plus récemment se lever le matin par des températures extrêmement fraîches (on est descendu jusqi'à 0.5° au réveil la semaine dernière), c'était encore pire. Jamais content ces gens qui travaillent dehors...

-autre conséquence de la météo nettement moins agréable des dernières semaines et notamment des quelques jours de grosse pluie auxquels on a eu droit : patauger dans la boue, voir carrément dans l'eau (oui j'ai du travailler dans la rangée ci-dessous !). J'avais acheté des grosses chaussures et chaussettes spécialement pour ce job, le tout partira à la poubelle demain soir !

Coutdown to 88 : three, two, one...

-pendant ces 3 mois j'ai appris ce que c'est que se faire exploiter constamment. Sur le prix des bins pour commencer : ces grosses boîtes de 400 à 500kg de fruits sont payées généralement 34$. Quand on pense que les fruits en question se vendent entre 2 et 5$ le kg en magasin selon la variété, ça ne fait pas grand chose pour nous... Quand aux quelques journées où on était payés à l'heure et pas au rendement, notre salaire brut était de 16$/heure, inférieur au minimum légal de 17.7$. Quand j'ai demandé poliment au contracteur si c'était bien lêgal, il m'a répondu que de toute façon nos fiches de paye n'indiquent que le montant global qu'on a gagné en une semaine, sans aucun détail supplémentaire, et donc que personne ne peut contrôler... Pratique...

-exploitation au travail, et exploitation au camping aussi : 100$ par personne par semaine (pas par emplacement !) pour dormir en tente ou en van et avoir le privilège d'utiliser une cuisine extérieure dégueulasse (sans parler des vols réguliers dans les frigos...), c'était vraiment hors de prix, sachant qu'il n'y avait pas le moindre espace commun couvert pour se rassembler. Quand aux cabines comme celle où j'ai vécu ces dernières semaines, 135$ par semaine pour être à 4 dans environ 20m2 c'est cher aussi... Quand le camping était rempli comme à mon arrivée c'était une vraie fortune que la gérante Celeste récupérait chaque semaine !

Coutdown to 88 : three, two, one...

-j'ai travaillé principalement dans 3 différentes fermes ici et une (Pogue de son nom) se distinguait particulièrement des autres, et pas de la bonne manière... Malheureusement c'est là que j'ai travaillé le plus longtemps ! Au menu des réjouissances, des arbres mal entretenus et des fruits difficiles d'accès (quand j'arrivais quasi quotidiennement à remplir 5 bins ailleurs, là bas je n'ai atteint les 4 qu'une seule fois), des exigences largement plus strictes sur la qualité des fruits et du personnel pas vraiment sympa pour superviser le tout... Un jour en travaillant là bas avec Maya on a failli se faire virer ; un des superviseurs est passé, a jugé qu'il y avait trop de pommes abîmées dans notre bin, nous a demandé de nous arrêter et pendant le quart d'heure suivant, lui, 2 autres superviseurs et le boss lui même ont scruté une par une toutes nos pommes... On n'en menait pas large, surtout quand le boss sans nous regarder a demandé aux autres "à votre avis c'est la faute de la fille ou du mec ?", mais finalement il nous a laissé une "dernière chance" et nous a laissé continuer. Heureusement le lendemain on était envoyés dans une autre ferme et je n'ai jamais eu besoin de retourner là bas !

-quand on ne travaillait pas, les journées étaient franchement longues et ennuyeuses... Si vous venez en Australie, clairement la région de Shepparton n'offre pas de grandes possibilités de tourisme ! Lorsqu'il pleuvait le programme se limitait bien souvent à rester enfermé dans la cabine toute la journée... La liste des distractions possibles des environs ? Aller au bowling (un peu miteux), prendre un café ou se réfugier à la bibliothèque pour profiter du wifi... et c'est tout. Hâte de retrouver la vie un tout petit peu plus trépidante de Melbourne dès dimanche...

Coutdown to 88 : three, two, one...

Mais heureusement toutes ces choses resteront comme les à côtés un peu désagréables d'une aventure dont je choisis de retirer le positif... que voici !

-quand il faisait si chaud au début, filer à la piscine du camping au moment de revenir du boulot était notre plaisir quotidien. Au bout de quelques semaines j'avais parfait mon bronzage jusqu'à devenir plus noir que je ne l'avais jamais été... malheureusement j'ai pâli depuis !

-si le prix des cabines est élevé pour ce que c'est, je ne regrette pas d'avoir opté pour ce confort quand les températures ont commencé à baisser : sortir du van mal réveillé, avoir les pieds dans la rosée du matin, prendre son petit déjeuner dans une cuisine inaccueillante au possible... Au moins là on avait le chauffage et une mini cuisine à l'intérieur et c'était vraiment appréciable.

-malgré le fait d'être autant exploités comme je l'ai décrit, au moins le boulot n'était pas trop dur ; rien à voir avec le picking de fraises où j'avais tenu 2 semaines avant d'abandonner l'année dernière. Là, même si j'étais forcément fatigué à la fin de la journée ce n'était rien de comparable et c'était tout à fait supportable. Agréable aussi le fait de pouvoir organiser sa journée comme on le souhaitait, partir tôt parfois et prendre autant de pauses qu'on voulait.

Coutdown to 88 : three, two, one...

-une fierté personnelle : après 3 mois de picking je suis devenu le plus rapide du camping. Lorsque j'arrivais à atteindre les 5 bins par jour la plupart des gens tournaient autour de 3. Mon colloc Josh m'a surnommé "the beast", l'homme qui fait tembler les arbres... Plutôt flatteur je dois avouer, et puis même si le boulot restait chiant c'est toujours mieux de savoir qu'on est bons dans ce qu'on fait !

-s'il y avait une ferme nulle, il en fallait bien une top en comparaison : j'ai nommé Mars, oû j'ai fait le picking de toutes les variétés de pommes (Gala, Granny Smith et Pink Ladies pour finir ces derniers jours).  Les arbres y étaient bien entretenus, l'organisation de qualité et surtout les gens y étaient sympas, mention spéciale au manager Kevin, un gallois avec qui c'était un plaisir de travailler ! C'est aussi dans cette ferme qu'on s'est rendus un soir Jodie et moi observer les étoiles (ironique d'aller dans un endroit qui s'appelle Mars pour ça...) ; spectacle magnifique la nuit dès qu'on s'éloigne un tout petit peu des lumières environnantes...

Coutdown to 88 : three, two, one...

-ciel toujours : ce qui me manquera peut-être le plus de ces trois mois passés dans l'outback australien, ce sont les nuances de couleur infinies du ciel chaque soir au moment du coucher du soleil. Spectacle captivant et chaque soir différent...

Coutdown to 88 : three, two, one...Coutdown to 88 : three, two, one...

-dans cet environnement dépourvu de distractions, on a quand même réussi à mettre en place un rituel sympa le jeudi soir dont j'ai déjà parlé, le poulet-frites-poker. Ca a commencé avec Maikel uniquement, puis petit à petit de plus en plus de gens nous ont suivi jusqu'à dix personnes du camping un soir. Marrant de cotoyer un peu les locaux, même si la victoire nous a toujours fait défaut ! On n'est pourtant pas passés loin ce jeudi, sur plus de 50 participants les 4 représentants du camping ont tous fini dans les 12 premiers, la 12ème place étant pour moi...

-pour contrer l'ennui du camping, certains de mes meilleurs souvenirs resteront ceux des moments passés en dehors : les différents week-ends à Melbourne (notamment ce fameux week-end de Pâques, excellent souvenir à lui tout seul), la balade au lac dans la boue dont j'ai parlé dans l'article précédent ou encore une virée en camping le week-end dernier avec la surprise d'être réveillés au milieu de la nuit par... des chevaux se frottant au van !

Coutdown to 88 : three, two, one...

-et puis je devais terminer par ça évidemment : les rencontres faites ici, qui resteront pour nombre d'entre elles inoubliables. Travailler et vivre ensemble non stop, connaitre les mêmes galères et les mêmes joies, ça rapproche... Je pense à ces allemands chez qui je suis invité à rendre visite en juillet ; les belges et français que je vais sans doute revoir bientôt à Melbourne ; ces amis que j'ai retrouvés ici plus ou moins par hasard, la "Ladurée french connection" avec trois de mes anciennes collègues Marina, Anne-Charlotte et Lucile (ces 2 dernières étant arrivées il y a une semaine) ou encore Maya qui fera la route pour Melbourne avec moi dimanche avant de continuer son farmwork plus au chaud dans le Queensland. Et puis tous ces gens qui sont restés plus ou moins longtemps ici, James, Carla, Aymeric, Matt et Jerry les 2 meilleurs joueurs de poker de notre équipe, Josh notre "François Pignon" (à qui j'ai du céder mon lit du bas car il ne pouvait plus grimper dans le lit du haut après s'être cassé 2 côtes en tombant d'une remorque...), Cameron l'australien capable de remplir jusqu'à 8 ou 9 bins par jour ; Maikel le colloc le plus cool et positif que j'aie jamais eu, que je devrais lui aussi revoir dans quelques semaines ; et pour finir la meilleure rencontre que j'aie faite en Australie, Jodie qui repart à Melbourne demain et que j'irai retrouver là bas dimanche.

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Farmlife

Publié le par Matthias

Un mois entier sans écrire le moindre article, quelle honte... Pourtant il s'en est passé des choses ces dernières semaines mine de rien...

Pour commencer, je suis devenu un véritable expert en pommes, et même le picker le plus rapide à l'ouest de Shepparton... enfin peut-être pas à ce point là non plus, mais quand même, j'ai réussi à beaucoup m'améliorer. Sur ce dernier mois c'était chaque fois moi qui parvenait à faire le plus grand nombre de bins. Sur un bon jour, j'arrive à remplir jusqu'à 4 ou 5 bins ; ça ne vous parle pas forcément beaucoup, alors mettons ce chiffre en perspective : sachant qu'il y a environ 3000 fruits dans une bin pleine et que celle-ci pèse dans les 400kg, ça fait près de 15000 pommes à la journée pour plus de 2 tonnes ! J'avoue que je suis plutôt fier de moi, et puis ça permet de faire aussi un peu de sous, entre 115 et 145$ c'est toujours ça de pris.

Malheureusement j'ai aussi dû me taper quelques vraies journées de galère lorsque le picking se fait au milieu d'arbres grands et mal taillés, le genre de jour où on pète un plomb et où on a juste envie que ça se termine en sachant que de toute manière même en y mettant de la bonne volonté on ne gagnera pas grand chose. Il y a aussi eu plusieurs épisodes de grosse pluie, synonymes à chaque fois de days off sans avoir rien d'autre à faire que de rester enfermé toute la journée dans la cabine. So boring !!

Depuis ce dimanche, je découvre aussi un nouveau type de job : le pruning. En gros ça consiste à couper toutes les branches qui dépassent pour que les pink ladies (la prochaine variété de pommes qui sera à récolter, après avoir ramassé des galas et des granny smith ; quand je vous le disais que j'étais devenu un expert en pommes !) puissent prendre le soleil dont elles ont besoin pour prendre leur belle couleur... et accessoirement faciliter la vie du picker qui passera après nous d'ici quelques jours.

Nous ? Je travaille désormais en équipe avec Maya, une amie de Melbourne : on s'était rencontrés là bas lors de ma toute première semaine dans cette ville par l'intermédiaire d'amis communs qui étaient dans la même auberge que moi, on était restés en contact mais en toute honnêteté, après qu'on soit allés prendre un dernier verre juste avant mon départ je ne pensais pas qu'on se reverrait de sitôt... Jusqu'à ce que récemment elle m'envoie un message en me demandant "T'es où ? Je cherche une ferme !". Et c'est comme ça qu'elle a débarqué ici il y a 2 semaines. Ca fait plaisir de voir arriver un visage familier et d'avoir une amie de plus au camping !

Autre arrivée, celle de Josh, un sacré phénomène... Il est anglais, a 19 ans, il est sympa et a un côté attachant, mais c'est en même temps un terrible boulet ; le mot "tocard" pourrait avoir été inventé pour lui, et c'est typiquement le genre de mec qu'on pourrait inviter à un dîner le mercredi soir... En tout cas il nous fait bien rire avec ses histoires improbables, comme quand il pensait en entendant un bruit que quelqu'un déplaçait régulièrement la poubelle devant notre cabine, le faisant sauter de son lit pour le prendre la main dans le sac... avant de réaliser que le bruit en question était celui du chauffe-eau. Pour ajouter au côté surréaliste du gaillard, il se promène constamment pieds nus, et c'est seulement sous la contrainte qu'il a accepté de porter une paire de chaussures pour aller travailler dans les vergers. La liste d'anecdotes pourrait être longue, et le pire c'est que ses amis sont apparemment du même moule que lui : un mec de son village d'enfance dans la campagne anglaise est actuellement en prison aux Etats-Unis. La raison ? L'année dernière il a tenté de subtiliser l'arme d'un policier pour... assassiner Donald Trump à un de ses meetings !

Ce sont dorénavant lui et Maya qui partagent ma cabine, Maikel étant parti il y a une semaine. Dommage, c'était vraiment un roommate parfait, toujours de bonne humeur et positif, une très belle rencontre. Avec lui on a inauguré un nouveau rituel du jeudi soir : poulet grillé-frites (sur la photo du dessous en compagnie de Maya et du fameux Josh !), puis tournoi de poker au milieu des locaux à Shepparton. Jusque là je n'ai jamais réussi à faire mieux que 11ème sur une quarantaine de joueurs mais je ne désespère pas un de ces jours finir dans les premiers et gagner un peu d'argent...

Farmlife

A part ça ? Les jours s'écoulent les uns après les autres sans grandes différences entre eux mais de temps en temps une sortie permet de s'évader du camping, comme ce week-end particulièrement agréable à Melbourne pour Pâques qui aurait mérité (méritera ?) un article à lui tout seul, ou encore ce samedi une balade au lac Waranga à environ une demi heure de route avec Jodie. On s'y est rendus sur conseil de Maikel qui y était allé lui même avec Josh une semaine plus tôt ; il nous avait montré des photos surprenantes d'un rivage désert hormis quelques souches d'arbres surréalistes, mais il avait oublié de mentionner que l'endroit était extrêmement boueux... Qu'à cela ne tienne, après avoir tenté de s'y aventurer respectivement en chaussures pour moi et en tongs pour elle, on a finalement préféré y aller pieds nus et tant pis pour la boue ! Des vrais gamins...

Farmlife
Farmlife

Mais ça valait le coup de s'approcher de ces étranges souches de bois qui avec un peu d'imagination ressemblent à des créatures endormies. Etrange endroit !

Farmlife
Farmlife

Quoi qu'il en soit, le dénouement est proche désormais. Si tout va bien, le 13 mai devrait être mon dernier jour de travail en ferme, avant de reprendre mon poste chez Ladurée le lundi 15 ! J'ai profité de ce récent week-end à Melbourne pour repasser à la boutique et voir Rob mon ancien manager qui s'est montré enthousiaste à l'idée de me faire revenir ne serait-ce que pour quelques semaines. J'ai maintenant encore plus hâte de quitter cet endroit et enfin reprendre une vie un peu plus normale !

 

Pour finir, un petit lien vers le blog de Maya, qui a un talent absolument indéniable pour l'écriture... ici ! J'ai juste peur qu'après que vous ayez lu sa prose vous ne reveniez plus jamais sur mon blog !

Halfway

Publié le par Matthias

Ce vendredi 24 mars j'ai atteint la barre symbolique des 44 jours, soit la moitié du chemin. Dans 8 semaines j'en aurais fini pour de bon avec cette parenthèse longue et ennuyeuse mais malgré tout pas totalement dénuée d'intérêt...

Quand j'avais quitté Ladurée, Rob mon manager ancien backpacker lui même m'avait dit "mon farmwork c'était long, c'était chiant, la paye était minable mais j'en garde des supers souvenirs car je me suis fait des amis pour la vie là bas". Je ne sais pas encore si je resterais en contact aussi longtemps avec les gens que j'ai rencontrés ici mais il avait raison sur toute la ligne...

J'ai mis un peu de temps à le réaliser. Au début quand je suis arrivé j'étais encore trop dans le souvenir de Melbourne, des moments incroyables que j'avais passé là bas et des gens qui me manquaient. C'était trop tôt pour passer à autre chose, d'ailleurs ce n'est pas par hasard si après seulement une semaine ici j'étais revenu passer le week-end à Melbourne pour cette fameuse White Night.

Mais petit à petit les choses ont évolué. Ruben m'a rejoint puis est reparti, direction une ferme laitière où il gagne beaucoup plus d'argent et où il se plait bien semble-t-il. Il n'y avait pas de place pour moi là bas et de toute façon mon plan était d'attendre ici jusqu'à ce que la saison de picking des marrons commence ; j'avais le contact d'une ferme 2 heures à l'est de Shepparton, apparemment chez des gens adorables où le couple à qui j'avais acheté mon van il y a plus de 8 mois (!!) avait travaillé l'année dernière. Dans la perspective de ce moment, le temps passé ici n'était qu'une brève parenthèse.

Et puis j'ai commencé à nouer des liens avec les autres gens du camping. Les allemands dont j'ai parlé dans mon précédent article, chez qui je suis invité en juillet : Lisa et Daniel à Görlitz à la frontière polonaise, Lisa et Elsa à Hagen près de Cologne. Ce sera plus dur de revoir les 4 autres mecs de Hanovre, qui seront encore en Australie à ce moment là. On s'est fait plusieurs soirées au camping et puis samedi dernier tous ensemble avec aussi Alex et Tiphaine un couple de français on est descendus à Melbourne pour une soirée d'adieux ; pour tous ces gens c'était la fin de Shepparton. Direction la Thaïlande (puis l'Allemagne) pour certains, road trip sur la côte est pour d'autres... Pas facile pour moi de faire la route en sens inverse le dimanche, tout seul, après avoir dit au revoir à tous ces gens supers ! J'ai aussi profité de cette escale à Melbourne pour faire un bref passage à Ladurée, où j'ai reçu un accueil incroyablement chaleureux de tous mes anciens collègues. Ca fait chaud au coeur ! Avec un peu de chance peut-être pourrais-je retourner y travailler quelques semaines une fois mon farmwork achevé...

Halfway
Halfway

Mais il y a encore d'autres personnes géniales au camping ; Carla une espagnole qui avait garé son van tout près du mien (elle est malheureusement aussi partie ce mercredi, après nous avoir cuisiné des pâtes carbo délicieuses) ; un groupe de belges bien cools (avec l'accent, les septante, nonante, ça rappelle un peu la Suisse !) ; Jodie (une anglaise aux superbes yeux bleus) avec qui j'ai travaillé quelques jours et avec qui je m'entends très bien ; Marina une ancienne collègue de Ladurée arrivé ici totalement par hasard : elle pensait que j'étais dans le Queensland, moi je la croyais partie vers l'ouest, finalement son copain connaissait un gars au camping ici et ils ont débarqué, sacré surprise ! Et puis encore pour finir Maikel, backpacker hollandais (j'ai déjà parlé de lui, quand il ne fait pas de picking c'est lui qui a été promu superviseur dans une des fermes ici) qui est mon nouveau colloc. Car oui après 6 semaines à vivre uniquement dans mon van j'en ai eu marre, direction une des cabines !

HalfwayHalfway

C'est un peu plus cher, 135$ au lieu de 100$ mais la liste d'avantages est longue : plus de confort, un abri où passer les jours pluvieux (qui commencent à être de plus en plus fréquents malheureusement), l'air conditionné pour ne pas souffrir de la chaleur (surtout dans un van peint en... noir), une petite cuisine avec un frigo pour enfin ne plus se faire voler de nourriture. Certaines personnes n'ont malheureusement aucun respect : personnellement je me suis fait voler une glace et une bouteille de jus d'orange, d'autres du jambon, des bières, etc... Comment peut-on faire ça entre backpackers ?! Je n'ai jusqu'à maintenant passé qu'une nuit dans cette cabine mais je n'avais pas aussi bien dormi depuis longtemps, et surtout le réveil était beaucoup plus agréable que de devoir s'extirper du van souvent humide de la rosée du petit matin...

En choisissant de prendre cette cabine, j'ai un peu entériné le fait que je ne partirais plus d'ici avant la fin de mes jours. Adieu les marrons (à moins que vraiment les choses ne changent du tout au tout dans la semaine à venir), mon tout nouveau confort me suffira pour les 8 prochaines semaines si tout va bien !

Côté boulot, j'ai alterné le haut et le bas ces derniers jours ; la semaine passée avec pas mal de gens du camping (les allemands, 3 belges, Tiphaine, Alex et quelques autres) on a été faire les vendanges de raisin pendant 2 jours dans une ferme à 1 heure d'ici. Payé au black (donc pas comptabilisé pour les jours) mais un boulot facile et 20$/heure, plus une heure de trajet et le prix de l'essence payés, ça fait 335$ en 1 jour et demi (on a du s'arrêter à midi le deuxième jour à cause de la pluie), toujours bon à prendre. Le retour aux fermes ici pour du colour picking de poires (seulement les poires rouges) ou du size picking de pommes (seulement les plus grosses) a été beaucoup plus pénible avec quelques journées assez démoralisantes. Mais depuis cette semaine retour à Mars la meilleure ferme des environs pour du boulot payé à l'heure (pas bien payé mais c'est déjà ça et toujours mieux que le picking payé au rendement) : on enlève toutes les pommes trop petites ou abîmées/moisies pour faciliter le picking qui commencera dans les prochains jours (et qui devrait être bon vu comme les arbres sont remplis de gros fruits).

Halfway

C'est donc dans une routine finalement pas si désagréable que ces jours se déroulent. Et puis il y a ces petits instants de bonheur, comme de temps en temps le vol de dizaines d'oiseaux au dessus du camping, capturés un soir avec la lumière du soleil couchant...

Halfway

Pour conclure, ça pourrait aller plus mal ! En attendant ça laisse aussi le temps de penser à "l'après", avec plein d'idées et de projets en tête... à suivre...

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